Logo Les Ateliers de la Création

Logo Centre Pompidou Logo IRCAM

Un projet d'éducation artistique à la croisée des arts visuels, des arts du son et des nouvelles technologies en direction des lycées professionnels

 

Article dans Ouest France du 15 avril 2011
Montauban-de-Bretagne - 2010 : , Edition Rennes et Edition Montauban-de-Bretagne, 19 avril 2011, 14h25

La création des lycéens présentée au Centre Georges-Pompidou - Montauban-de-Bretagne

Ils peuvent être fiers, ces élèves. Le 7 avril, 18 jeunes d’une classe de terminale Bac Pro électrotechnique, scolarisés au lycée professionnel La Providence, ont présenté leur création sonore au Centre national d’art et de culture Georges-Pompidou, à Paris. Rien que ça.
À l’origine, c’est leur professeur d’arts appliqués, Serge Garin, qui a répondu à un appel à projet des Ateliers de la création, lancé en 2010 par l’Institut de recherche et coordination acoustique musique (Ircam) et Beaubourg. En France, quatre projets ont été retenus. Dont celui de Montauban-de-Bretagne.
Rendez-vous le 14 mai
Il s’agissait de créer un son en rapport avec une oeuvre contemporaine. Serge Garin, associé au Fonds régional d’art contemporain (Frac), a choisi d’aborder l’univers d’Aurélie Nemours et particulièrement l’Alignement du XXI e siècle : une sculpture monumentale réalisée par l’artiste, commande publique de la ville de Rennes, située dans le quartier de Beauregard.
« On voulait une oeuvre qui ne soit pas tout de suite accessible aux élèves, pour qu’ils fassent la démarche de la comprendre, précise le prof. Il fallait, ensuite, créer un lien entre l’oeuvre contemporaine et la création sonore des lycéens. » Les jeunes sont allés capter des sons de machines, d’outils, accompagnés dans leur tâche par l’association rennaise Electroni [k].
On retrouve en effet, dans leur son de 10 minutes, les idées de répétition, de rythme, chères à l’artiste. Krystel Lavaur, chargée des publics à la Frac, se dit même « surprise » par l’attention et la curiosité des élèves, vis-à-vis l’oeuvre d’Aurélie Nemours. « Avant d’entendre leur travail, je ne savais pas à quoi m’attendre, dit-elle. Finalement, leur son correspond à l’appréhension qu’ils ont eu de ces oeuvres d’abstraction géométrique. » Pour s’en convaincre, il suffira de se rendre, le samedi 14 mai, de 11 h 30 à 14 h, sur le site de Beauregard, muni d’un lecteur MP3. Les élèves y présenteront leur travail, au coeur de l’Alignement.
Sylvain MORVAN.

Commenter
Twitter Facebook

modération à priori

Ce forum est modéré à priori : votre contribution n'apparaîtra qu'après avoir été validée par un administrateur du site.

Un message, un commentaire ?
  • (Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.)

Qui êtes-vous ? (optionnel)

Présentation au Centre Pompidou
Montauban-de-Bretagne - 2010 : , Centre Pompidou/ Ircam, 14 avril 2011, 11h53

Présentation des travaux par les élèves, à l’occasion de la rencontre des Ateliers de la création en région le 7 avril 2011.












Photos : Hervé VERONESE

Commenter
Twitter Facebook

modération à priori

Ce forum est modéré à priori : votre contribution n'apparaîtra qu'après avoir été validée par un administrateur du site.

Un message, un commentaire ?
  • (Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.)

Qui êtes-vous ? (optionnel)

texte sur un artiste, Damien Marchal qui utilise les sons dans sa pratique artistique
Montauban-de-Bretagne - 2010 : par serge garin, médiateur, lycée, 3 avril 2011, 2h50

Garbage Truck Bomb ou le bombardier du pauvre. Vous venez de recevoir les coordonnées du camion piégé situé a Rennes ,au centre d’Art contemporain La Criée. Vous avez la possibilité d’activer la mise a feu du dispositif au 33.0.6.33.19.51.54. Ce qui vient Exposition des Ateliers de Rennes, Biennale d’Art Contemporain

Déjà Mort de son vivant Malgré la mise en situation du spectateur face a une réalisation contemporaine, le squelette en bois d’un camion a déchets, je ne peux m’empêcher de penser a cette phrase, déjà mort de son vivant, quand soudainement le silence omniprésent et oppressent est littéralement,déchiré,brisé, comme un verre de Murano qui se briserait en tombant au sol, par le son d’une déflagration provenant du camion et suivit d’un long et strident sifflement qui court dans les moindres recoins de la pièce centrale de la Criée. Cette déflagration ressemble a s’y méprendre au son d’une bombe. Celle ci provenant de modules en bois a l’arrière du camion. Ces modules renfermes des enceintes qui propagent, a des fréquences de temps très variables le son de la déflagration d’une bombe. Me voici face au Garbage Truck Bomb ou littéralement le bombardier du pauvre. Le camion a déchets ou a ordures ménagères, devient en un instant une arme meurtrière actionnée a distance par un inconnu, vous, moi, lui, tout le monde et personne dans cette foule anonyme. Damien Marchal questionne une des facettes de l’idéologie de la mort a distance, en proposant au spectateur de sortir de son rôle de spectateur passif, a celui de spectateur actif en laissant son numéro de téléphone portable et peut être de lui permettre de devenir en un instant un acteur imaginaire d’un attentat au camion piégé en actionnant seulement une touche de son portable. La question qui nous est posée avec ce dispositif de mise a feu a distance, est de savoir si nous sommes capables d’actionner de notre portable et a distance, donc sans aucune mise en danger de notre corps , d’enlever la vie a autrui de manière métaphorique. Socrate, ayant reçu une une formation de sculpteur,encourageait les artistes a représenter Les effets de l âme en observant précisément la façon dont les Sentiments affectent le corps en action .

Je regarde ma touche de portable, et je me demande quelles seraient les effets de mon âme si mes sentiments m’incitaient a appuyer ou non sur cette touche mortelle ? Je n’arrive toujours pas répondre a cette question qui peut être fatale pour autrui, je sais que c’est un dispositif artistique contemporain , qu’il est réellement inoffensif, mais malgré tous ces paramètres tangibles et visibles, cette œuvre questionne ma conscience. Comment un dispositif peut il autant éprouver le mal être si profondément ancré chez chacun au point d’hésiter a appuyer sur une touche de portable qui amène une mort sourde et brutale ? Ce travail pose la question de la performance, pas celle du dispositif du camion, mais la notre, c’est d’avoir le choix d’enlever ou non la vie aux spectateurs présents au moment ou la touche est enclenchée. Déjà mort de son vivant, cette phrase me hante toujours un peu plus a chaque fois que je me demande ce que peut ressentir une personne qui actionne une bombe a distance ? Ressent il une jouissance particulière, celle de tenir une fraction de seconde la toute puissance entre ses mains et aussi la vie d’autres personnes ? Je suis tenté d’actionner cette touche pour ressentir qu’une fraction de secondes des effets inconnus de mon âme, mais j’ai peur de me sentir déjà mort alors que je suis vivant. J’ai conscience que ce n’est qu’un dispositif sonore, et que si j’actionne la touche, les effets ne seront que sonores. J’ai conscience que l’œuvre ne dénonce pas réellement un conflit en particulier, sinon que ce bombardier du pauvre provient d’un conflit au Moyen Orient. Comme l’artiste Adel abdessemend qui questionne aussi l’arme du Pauvre, essayer de lancer une pierre, le Garbage Truck Bomb questionne par l’entremise du son, non pas un moyen mais plutôt une disposition, un choix ,celui de détenir si vous le désirez la vie ou la mort de plusieurs personnes en un seul lieu, celui de l’exposition. Déjà mort de son vivant, si j’enclenche cette touche je vais devoir me confronter aux effets les plus sombre de mon âme Je vais devoir lutter contre eux , pour a nouveau, les enfouir au plus profond de celle ci pour ne plus ressentir les effets qu’ils produisent sur mon corps. Pour moi la mort a provisoirement emportée sur la vie a New York, et la plupart des artistes que je connais cherchent des moyens pour exprimer cela. Comme la citation de Robert Gober dans le catalogue de la galerie nationale du Jeu de Paume a Paris en 1991, je vais sans doute succomber a cette tentation morbide mais néanmoins artistique.

Serge Garin

Commenter
Twitter Facebook

modération à priori

Ce forum est modéré à priori : votre contribution n'apparaîtra qu'après avoir été validée par un administrateur du site.

Un message, un commentaire ?
  • (Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.)

Qui êtes-vous ? (optionnel)

Les ateliers de la création ?

C’est une ambition simple : proposer à des élèves de lycées professionnels, une plongée au cœur de la création la plus contemporaine, en abordant conjointement les arts visuels, les arts du son et les nouvelles technologies pour la création. Les projets d’éducation artistique “Ateliers de la création” répondent tous à des principes communs exigeants : placer l’élève au centre du projet ; construire dans la durée ; affirmer une approche pluridisciplinaire. Retrouvez sur ce blog toute l’actualité des projets en cours.

En savoir +