Logo - Les Ateliers de la Création

Visuels séances arts sonores au Rocher de Palmer
Lormont - 2010 : par Visuels séances arts sonores au Rocher de Palmer, médiateur, Rocher de Palmer, Cenon, 14 avril 2011, 13h15











Commenter
Twitter Facebook

modération à priori

Ce forum est modéré à priori : votre contribution n'apparaîtra qu'après avoir été validée par un administrateur du site.

Un message, un commentaire ?
  • (Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.)

Qui êtes-vous ? (optionnel)

Compte rendu des séances arts sonores avec Eddie Ladoire
Lormont - 2010 : par Compte rendu des séances arts sonores avec Eddie Ladoire, médiateur, MaAsso, 14 avril 2011, 13h14

Compte-rendu des séances de travail sonore – Eddie Ladoire

Les premières séances ont été focalisées sur l’écoute ( au Rocher de Palmer) :

  de pièces du répertoire électroacoustique : Pierre Henry : « Dracula » Luc Ferrari : série des « Presque rien ».

  de quelques pièces personnelles : « Epi Condorect » (qui se focalise sur l’identité sonore d’un bâtiment de la banlieue de Rennes) « New York New York ? » (Documentaire sonore sur la ville de New York racontée par deux jeunes femmes)

  pour finir, de pièces d’installations sonores personnelles : « Stressfull light » (expositon au CAPC en 2008)

Le but de ces séances était de provoquer un choc esthétique, de faire découvrir aux Lycéens des musiques méconnues, composées à partir de sons du quotidien.

Les séances suivantes furent concentrées sur des séries de prises de sons dans le lycée. Nous avons découvert les outils de travail d’un preneur de son (Perche, différents micros, enregistreur numérique nomade, casques, ordinateurs) et les avons testés au lycée. Le but de ces séances est avant tout de découvrir différentes techniques de prise de sons et de manipulation de micros. Je leur explique par ailleurs que le microphone est un objet qui donne à entendre et à enregistrer diverses situations mais pour cela il faut se concentrer sur l’objet sonore ou l’ambiance à enregistrer, éviter les bruits de fond ou parasites.

La prise de conscience du travail effectué a suscité de nombreuses questions : Est-ce exactement ce même travail qui est effectué lors de la composition des pièces écoutées lors des séances précédentes ? Comment à partir de ces enregistrements, les artistes travaillent leurs musiques ? Les élèves prennent aussi consciences que la composition musicale passe par de nombreuses étapes, et que c’est un travail à part entière.

De retour en atelier au Rocher de Palmer, les élèves ont proposé de scinder la classe en trois groupes de cinq élèves. Nous avons aussi décidé ensemble que la pièce finale serait une pièce en trois parties. La thématique choisie est « une journée au Lycée » racontée par chaque groupe afin d’avoir trois points de vue sonores différents. Le lien entre chaque petite histoire s’effectuera grâce à un jingle. Nous avons ensuite classé et numéroté les fichiers des prises de sons effectuées pour commencer à élaborer un scénario.

Puis les élèves ont travaillé sur les postes informatiques pour une découverte des outils mis à disposition par l’Ircam. Nous avons alors parlé des effets (reverb, delay, pitch …), en mettant en évidence leur utilité dans une composition musicale. Les élèves ont alors créé une banque de sons transformés à partir de leurs enregistrements.

Pour revenir à l’idée fondamentale du projet (l’écoute et la découverte d’éléments peu connus à leurs oreilles), nous parlons assez régulièrement du jeu musical et plastique qui se met en place en mixant chaque élément travaillé. Nous avons commencé par la notion de traitement, pour aller vers la matière ici traitée ou mal traitée, malaxée, étirée, renversée … Les sons transformés viennent renforcer l’idée de traitement de matière.

Je fais alors un parallèle entre le travail d’atelier d’un sculpteur ou le traitement d’image d’un photographe avec le travail du compositeur ou du plasticien sonore sur le son.

Les dernières séances seront concentrées sur le montage final de la pièce sonore à diffuser lors de notre présentation à Beaubourg. Nous avons commencé un petit montage avec le logiciel Pro Tools où chaque élément, ou objet sonore, prend une place à part entière. Les élèves placent dans le logiciel chaque fichier numéroté pour pouvoir raconter leur histoire. Nous plaçons ensuite et en dessous de chaque fichier de même famille, les éléments transformés.

A chaque moment de mixage, je rappelle que l’écoute est importante. Depuis maintenant trois séances, les élèves voient le caractère évocateur du travail plastique sonore effectué. Je développe par ailleurs une certaine forme poétique en incluant les notions de cinéma pour l’oreille et la notion de paysage sonore.

Nous discutons aussi de la construction de la pièce musicale. La pièce va être simple : Jingle – introduction - développement - abstraction, second énoncé du sujet – développement – abstraction … jusqu’à la séquence finale. Nous portons régulièrement un regard sur mes outils de montage, d’éditions. Je présente des constructions de pièces sonores dans Pro-Tools, de l’édition de fichiers dans Wavelab, quelques montages dans Ableton live. J’explique pourquoi et à quoi sert un élément transformé.

Commenter
Twitter Facebook

modération à priori

Ce forum est modéré à priori : votre contribution n'apparaîtra qu'après avoir été validée par un administrateur du site.

Un message, un commentaire ?
  • (Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.)

Qui êtes-vous ? (optionnel)

Document à l’attention du conférencier du Centre Pompidou
Lormont - 2010 : par Note de synthèse des séances arts visuels , médiateur, Frac Aquitaine, 14 avril 2011, 13h06

A l’attention du conférencier du Centre Pompidou

La notion de stress, d’agression visuelle et de violence est constante. Lors de chaque séance, cette sensation revenait, l’idée que l’œuvre ne les lâche pas : même dos à l’œuvre, celle-ci est toujours présente, les englobe dans son dispositif.

Ils se demandaient d’ailleurs, lors de la première session, où était l’œuvre : l’intérieur, l’extérieur, le tout, seulement la forme ? Cela fut d’ailleurs une des difficultés d’avoir l’œuvre dans le lycée : ils avaient du mal à déterminer où commençait l’espace d’exposition et où se situait celui de la salle du lycée. L’idée de pénétrer un espace n’était pas vécue comme ils auraient pu le faire ici au Frac, je pense. Il y avait moins cette idée de « choc » avec un lieu, même si celui-ci a opéré pour la rencontre avec l’œuvre. Ils se demandaient notamment lors de la première séance s’ils étaient censés voir l’œuvre ainsi ou si elle était « normalement » présentée dans un espace clos, privé de lumière extérieure… Il serait donc peut être intéressant de leur montrer des œuvres qui se pénètrent, des espaces investis par et pour les œuvres…

Ils avaient des difficultés au départ à percevoir que l’agressivité se traduisait aussi par l’aspect brut de cette œuvre, les prises apparentes, le grésillement provoqué par les néons et leur supposé dysfonctionnement. Cela a été ma seconde difficulté : ils étaient beaucoup dans l’interprétation mais il était plus complexe pour eux de simplement décrire ce qu’ils voyaient, percevoir les détails (du moins dans sa présentation, ex : les prises apparentes qui accentuent l’idée de danger). Après avoir visité Buy-Sellf et leur atelier de production, les choses se sont éclaircies : ils ont pu remarquer que les artistes étaient aussi dans le « faire », l’expérimentation des matériaux (ils ont vu des maquettes de préparation à des sculptures par exemple). Lors de cette visite, nous avons donc évoqué les artistes de l’art minimal qui travaillent avec le matériau néons, lumière (Dan Flavin, James Turell…) et des artistes contemporains, tel que Nicolas Milhé, qui s’imprègne de cette esthétique. Concernant la pièce de Claude Lévêque, nous sommes revenus sur l’idée qu’il travaille la lumière, le son : ils deviennent donc des matériaux au même titre qu’un sculpteur pourrait utiliser de la terre, du Plexiglas…

Il y avait également des œuvres exposées au lycée : chacune d’entre elles présentait des points d’accroche avec l’œuvre de Claude Lévêque (utilisation de la lumière artificielle chez Pierre & Gilles, le projecteur pour Rafael Lozano-Hemmer, sculptures et installation incluant des néons de Nicolas Milhé et Juan Muñoz et enfin thème de la cécité pour Benoît Maire). Une chose intéressante s’est passée à la fin de la séance autour des œuvres : un des élèves à touché une œuvre. Je leur avais évidemment dit qu’on ne pouvait pas les toucher. Je lui ai alors demandé pourquoi il y avait ce besoin : ils m’ont répondu que pour eux, la vue ce n’était pas assez, ils n’avaient pas assez développé ce sens et n’arrivaient donc pas à aller assez dans l’expérience, à prendre du plaisir uniquement avec le regard (ils donnaient pour exemple la musique où cela semble plus aisé, plus accessible dans la compréhension et dans les sensations). Je ne sais pas si vous avez au Centre des œuvres autour desquelles peuvent intervenir une action de la part du spectateur, où le corps / l’action entrent en jeu de manière plus précise ?

Les principales idées abordées autour de l’œuvre : . La matérialité de l’œuvre : comment des matériaux peuvent traduire une idée et que celle-ci soit renforcée dans la mise en forme. . Les différents types d’œuvres : sculpture / installation . L’œuvre et le regard : pas un regard mais des regards, des approches, des affinités, des répulsions… Qu’est ce qu’une œuvre d’art ? (limites entre un travail artisanal et un travail artistique : cf. certains disaient que Buy-Sellf étaient aussi des artistes, d’autres rétorquaient que non, car ce ne sont pas eux qui ont les idées. Sans l’artiste, il n’y aurait pas d’œuvres) . L’art, l’artiste : diversité des formes et des attitudes en art contemporain, des démarches d’artistes (certains sont sur la forme uniquement, d’autres cherchent en plus à véhiculer des idées (poétiques, scientifiques, philosophiques, politiques…) . Les paroles autour de l’œuvre : violence, agressivité, stress, attraction, répulsion, ouvert, fermé, éteint, allumé, extérieur, intérieur, environnement, ambiance, cerveau, labyrinthe, son grésillant…

Je pense donc qu’il serait intéressant de leur montrer des œuvres de l’art minimal, d’autres qui jouent sur la lumière et le son (peut être d’une manière différente de la pièce de Claude Lévêque), des installations (ou espaces dédiés à une œuvre en particulier), pourquoi pas des œuvres « pénétrables » …

Merci de votre collaboration, à bientôt, cordialement, Carole.

Commenter
Twitter Facebook

modération à priori

Ce forum est modéré à priori : votre contribution n'apparaîtra qu'après avoir été validée par un administrateur du site.

Un message, un commentaire ?
  • (Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.)

Qui êtes-vous ? (optionnel)

Les ateliers de la création ?

C’est une ambition simple : proposer à des élèves de lycées professionnels, une plongée au cœur de la création la plus contemporaine, en abordant conjointement les arts visuels, les arts du son et les nouvelles technologies pour la création. Les projets d’éducation artistique “Ateliers de la création” répondent tous à des principes communs exigeants : placer l’élève au centre du projet ; construire dans la durée ; affirmer une approche pluridisciplinaire. Retrouvez sur ce blog toute l’actualité des projets en cours.

En savoir +