Projet

Le projet

Le Centre Pompidou et l’Ircam proposent un projet pilote pluridisciplinaire qui transporte les élèves au cœur de la création contemporaine en explorant la démarche des artistes à l’œuvre dans le champ des arts visuels et des arts du son. Il s’agit de travailler autour de la compréhension des démarches artistiques. Dans un premier temps, les élèves se familiarisent en parallèle avec le vocabulaire de l’art contemporain et celui de la création sonore à travers un parcours croisé. La démarche repose sur la transcription et la traduction des vocabulaires plastiques et sonores afin d’établir des équivalences. Ce projet s’appuie sur les contenus des programmes d’arts appliqués en CAP et en Bac Pro 3 ans, qui abordent les arts visuels et les arts du son en intégrant une composante forte « nouvelles technologies » à travers la pratique des logiciels «  Music Lab 1 et 2 ». Les élèves sont encadrés par les professionnels de chaque institution : à l’Ircam par des RIM (réalisateur en informatique musicale), et au Centre Pompidou par des conférenciers/plasticiens. Les élèves se nourriront progressivement de ces rencontres et de leurs apports respectifs.

L’élève, au cœur du projet

Rapprocher l’univers culturel des élèves de lycées professionnels de celui de la création contemporaine : tel est l’enjeu d’un projet qui s’appuie sur une pédagogie active où l’élève accompagné par des professionnels, affine sa lecture des œuvres, participe à la construction de ses savoirs, collabore avec les autres élèves à l’élaboration d’un point de vue critique. Relever le défi d’amener les élèves vers l’art contemporain qu’ils ne connaissent pas, c’est accepter l’interrogation, le rejet ou l’indifférence qu’ils peuvent ressentir à son endroit, mais c’est aussi susciter leur curiosité et enrichir progressivement leur expérience esthétique sensible, afin de favoriser une rencontre véritable avec l’œuvre, la démarche qui la sous-tend et l’artiste qui l’a produite. Placer l’élève au cœur du projet permet d’accorder toute la place à ses impressions et à ses émotions. C’est aussi l’amener à analyser et à diversifier ses angles de vues ainsi qu’à aiguiser son esprit critique, en l’aidant à construire les connaissances nécessaires à toute appréhension esthétique. C’est enfin lui permettre d’expérimenter une démarche de création à travers la manipulation de matériaux sonores. De son engagement dépend la réussite du projet. Ressentir et explorer, analyser et verbaliser, expérimenter et réaliser une scène sonore, exprimer des choix et mettre les œuvres en relation, sont autant d’étapes destinées à construire un rapport singulier de chaque élève avec la création contemporaine.

Au Centre Pompidou, les conférenciers mèneront un travail sensible auprès des œuvres en partant d’abord de la perception des élèves, de leurs impressions, de leurs points de vue pour aller progressivement aux sources de la création artistique et de ses raisons.

A L’Ircam, les RIM accompagneront les élèves sur des outils spécialement développés pour l'accompagnement de la pédagogie musicale, bénéficiant des meilleures fonctionnalités professionnelles. Le résultat le plus abouti de ce processus est la suite de logiciels "Musique Lab 1 & 2" développés dans le cadre d'une convention triennale avec le Ministère de l'Education Nationale et le Ministère de la Culture.

Les objectifs pédagogiques

  • S’ouvrir à l’univers des arts plastiques et de la musique contemporaine.
  • Comprendre une démarche artistique.
  • Se familiariser avec le vocabulaire de l’art contemporain et du son à travers un parcours croisé.
  • Travailler sur la transversalité du vocabulaire en mettant en évidence les équivalences.
  • Donner à l’élève des outils critiques.
  • Développer la capacité d’écoute et d’observation.
  • Faire l’expérience d’œuvres plastiques et sonores contemporaines.
  • Acquérir des compétences en termes de lecture d’œuvre.
  • Dégager, formuler des concepts.
  • Aider l’élève à construire sa propre démarche.
  • Aboutir à une création sonore.

Les programmes scolaires

Ce projet prend appui sur le nouveau référentiel « Arts Appliqués et Cultures Artistiques » des baccalauréats professionnels en 3 ans, qui reprend quelques points du référentiel « Arts Appliqués et Cultures Artistiques » des CAP.

Ces référentiels favorisent l’ouverture sur les domaines des arts visuels, des arts du son, des patrimoines et du spectacle vivant. Ils encouragent la démarche de projet et les échanges avec les institutions culturelles.

- CAP
Extraits du programme d’enseignement des arts appliqués et cultures artistiques pour les certificats d’aptitude professionnelle. A. du 26-6-2002. JO du 5-7-2002.


IV.2.2 Une démarche d'ouverture à l'environnement pédagogique et culturel

Dans une démarche d'ouverture à l'environnement pédagogique et culturel, l'enseignant d'arts appliqués peut notamment :
- entrer en relation avec les autres disciplines d'enseignement général assurées au lycée pour travailler sur des thèmes communs, des questions, des problématiques complémentaires qui peuvent donner lieu à des approches croisées et instaurer une véritable interdisciplinarité aidant les élèves à
mieux percevoir le sens de leurs études ;
- consolider les relations entre l'enseignement et la création, l'école et les lieux de vie artistique et culturelle, en utilisant au mieux, de façon ponctuelle ou continue :
- les ressources offertes par l'environnement : institutions de formation, musées (des beaux-arts, arts et métiers, arts et industries, ethnographiques), monuments, chantiers, paysages (urbains, ruraux, industriels),
 - le calendrier des manifestations : festivals divers, spectacles itinérants, expositions temporaires, les rencontres avec des professionnels sur leur lieu de travail : ateliers d'artistes ou d'artisans, sièges d'agence d'architecture, studios de design. etc. (…)

IV.3.1 L'option arts du son

L'intitulé "arts du son" recouvre notamment les musiques vocales et instrumentales mais aussi les sons enregistrés, restitués, montés, transformés, les bruitages. Dans le cadre de cette option, l'établissement noue un partenariat externe avec un conservatoire ou une école de musique, et s'associe la compétence ponctuelle de spécialistes divers : professeurs d'éducation musicale en lycées et collèges, techniciens du son, bruiteurs, etc. (…)

IV.3.1 L'option arts visuels

L'intitulé "arts visuels" recouvre notamment les arts plastiques, la photographie, l'infographie, le cinéma, la vidéo. Dans le cadre de cette option, l'établissement noue un partenariat externe avec, par exemple, une salle de cinéma d'art et essai, un studio d'audiovisuel, les services spécialisés d'un CRDP ou d'un CDDP, et s'associe le concours de professionnels de ces domaines.

- BAC PRO 3 ans
Extraits du programme d’enseignement des arts appliqués et cultures artistiques pour les baccalauréats professionnels en 3 ans :


3. Elargir sa culture artistique
a) Approfondissement artistique et culturel
Chacun des domaines : Arts du son, Arts visuels, Patrimoines, spectacle vivant, fait l’objet d’un programme spécifique.
Le choix du domaine est laissé à l’initiative de l’enseignant d’arts appliqués. Il tient compte du projet artistique de l’établissement ainsi que des ressources humaines, culturelles et matérielles disponibles localement. Ces domaines comportent des dominantes disciplinaires fortes mais ne sont pas étanches les uns aux autres. Compte tenu de l’évolution de la création contemporaine, arts plastiques, cinéma, vidéo, photographie, art numérique, théâtre, danse, opéra, cirque, etc., privilégient les croisements.
L’approfondissement artistique et culturel dispose d’un temps dédié dans le cursus. Il donne lieu à au moins un projet, développé sur une seule année ou séquencé sur deux, voire sur trois années. Il implique un partenariat : interne entre les enseignants de l’établissement ; externe avec des structures  culturelles, des artistes, des professionnels du secteur artistiques et culturel.
Les activités proposées aux élèves associent l’approche culturelle et la pratique.
(…)

Cette partie du programme permet aux élèves d’aborder la culture artistique en tant que dimension inhérente aux connaissances et aux compétences qui fondent une culture générale humaniste, en lien avec les autres disciplines.
Il s’agit pour l’élève de s’engager et de conduire un projet de création individuelle ou collective pour le communiquer et pour transmettre une émotion, à travers une sensibilisation à un domaine artistique choisi parmi les arts du son, les arts visuels, les patrimoines, le spectacle vivant (ou associant à divers titres plusieurs domaines).
Une importance toute particulière est donnée au développement d’une pratique artistique menée dans le cadre d’un partenariat artistique et culturel. Tous les éléments abordés par la pratique artistique sont explicitement mis en rapport avec des repères et des connaissances culturels. (…)
Les activités proposées aux élèves s’inscrivent dans la réalisation de productions qui exposent la démarche de création et proposent un résultat de qualité qui doit faire l’objet d’une présentation dans ou à l’extérieur de l’établissement.
Il s’agit de conduire les élèves à :
- Prendre en compte l’actualité et l’évolution des technologies numériques, que ce soit dans l’élaboration des œuvres, dans leur présentation ou dans le développement de dispositifs interactifs.
- Identifier quelques œuvres de référence, repérer leur inscription dans le temps, leurs caractéristiques majeures, leur contexte de création et leurs relations avec d’autres formes de création artistique.
-  S’approprier le vocabulaire spécifique permettant d’analyser des œuvres et des situations, de produire et d’exprimer des idées, de révéler des intentions et de communiquer autour de la production.
- Développer des comportements engagés, créatifs, ouverts et, en fonction du projet, participer activement à un travail de groupe.

ARTS DU SON

Domaines d’approfondissement
La transformation des conditions de création et de diffusion sonore influe sur la réception du son par les jeunes, mais également sur leurs conditions d’accès à la création. Une démarche associant la connaissance du répertoire contemporain à l’exploration et la manipulation des territoires sonores permet un meilleur ancrage culturel.
Il s’agit de prendre en compte :
- La diversité des esthétiques et des moyens d’expression.
- La relation avec d’autres arts, l’art de l’image par exemple.
- La découverte des pratiques hybrides.
- La nouvelle relation au matériau sonore et à l’environnement.
- La nouvelle place du public et du créateur.

Activités et pratiques
Seront privilégiés :
- Les rencontres avec les artistes et leurs créations : favoriser la fréquentation des lieux de création et de production de la musique et la possibilité de travailler avec des artistes en résidence pour développer une pratique telle que l’invention, l’interprétation et l’enregistrement de chants ou de morceaux instrumentaux.
- Le travail autour du son :
- Prise de son, découverte d’un espace sonore.
- Exploration et transformation des sons ; découverte des effets sonores, du filtrage ; constitution d’un réservoir de sons ; réalisation de montages. A cette occasion, entre autres, les questions autour de l’environnement et du design sonore peuvent être abordées.
- Les réalisations audiovisuelles : réalisations de montages associant son et images fixes ou animées.
- La participation à une émission de radio : constitution à cette occasion d’un document sonore destiné à être diffusé sur une radio traditionnelle ou par baladodiffusion.
(…)

ARTS VISUELS

Domaines d’approfondissement
A partir de productions contemporaines, on retient quelques caractères significatifs des arts visuels :
- Diversité et mixité des techniques et des moyens.
- Détournement des matériaux et des moyens traditionnels de production.
- Place de l’image.
- Place des technologies numériques.
- Développement de pratiques hybrides.
- Développement des dispositifs interactifs.
- Rôle du spectateur considéré comme acteur de l’appréhension de l’œuvre, dans les installations en particulier.

Activités et pratiques
Seront privilégiés :
- Les rencontres avec les artistes et leurs productions contribuant à une meilleure compréhension des processus de création.
- L’introduction de pratiques diversifiées et/ou mixées : image, son, action.
Etc.
(…)

Croiser les méthodes de travail

Le principe de ce projet repose sur le croisement des méthodes de travail et sur l’échange d’informations. Plusieurs réunions ont permis de mettre au point une méthode de travail croisée entre le Centre Pompidou et l’Ircam en y associant les enseignants. Il est donc convenu de partager le temps de l’élève entre le Centre Pompidou et l’Ircam. Le croisement des analyses et des méthodes permettra de mettre en relation les contenus et les notions émergeant face à une peinture, une sculpture comme face à une œuvre sonore. L'originalité du projet est de relier profondément chaque séance de décryptage de l'œuvre plastique à la création sonore (prise de son, traitement, montage, spatialisation, diffusion). Le lien entre la scène créée par les élèves et l'œuvre plastique de référence n’est en aucun cas une illustration mais bien plus un écho poétique, une résonance.

La méthode:

  1. Centre Pompidou : Dans le musée, une sélection d’œuvres choisies en accord avec l’IRCAM et le Centre Pompidou sera soumise au regard et à la perception des élèves. L’observation et  l’analyse des œuvres feront émerger des notions propres au vocabulaire des arts plastiques : les matériaux, les couleurs, les techniques puis la démarche et l’engagement de l’artiste. En fonction des thématiques de l’œuvre, de sa perception et de sa compréhension, l’élève réunira le matériau de base lui permettant de passer à sa propre création artistique dans les ateliers de l’Ircam.
  2. IRCAM : Une première séance est prévue au sein du lycée pour écouter et enregistrer l'environnement des élèves (cour, couloir du lycée, salle de classe, ateliers...). Cette exploration attentive de l'environnement quotidien est un "pas de côté" qui cherchera à expérimenter cette écoute qualitative. En séances d’ateliers, les élèves acquièrent progressivement les bases du vocabulaire sonore qui leur permettent de transcrire leurs approches personnelles des œuvres étudiées. Le versant "Ircam" du parcours croisé a pour finalité la création par les élèves d'une scène sonore, élaborée comme une lecture personnelle des œuvres plastiques découvertes au musée. La scène sera idéalement restituée en vis-à-vis de l'œuvre plastique dont elle forme, en quelque sorte, la résonance sonore. Les outils informatiques utilisés serviront toutes les étapes du projet : phase d'exploration du son, prise en main des concepts, travail expérimental de création, réalisation concrète des scènes sonores.

Le calendrier du projet

Pour des raisons d’organisation et de faisabilité, « Les ateliers de la création » se déroulent d’octobre à la mi-mars suivant ce rythme :

  1. La première partie du projet est une approche des lieux, des outils et des méthodes de travail. Elle comprend deux séances de découverte des institutions de l’Ircam et du centre Pompidou.
    Avant ces séances, l’Ircam se déplace dans les lycées pour la prise de son dans les ateliers.
    Une rencontre dans un atelier est organisée pour découvrir la vie quotidienne d’un artiste. Les élèves découvrent le monde de la musique contemporaine en assistant à un concert à l’Ircam après avoir rencontré le compositeur et assisté à une répétition.
  2. La deuxième partie du projet comprend 3 séances d’analyse et de création au musée et à l’Ircam, ainsi qu’une séance de préparation au lycée avec le RIM et le conférencier.
  3. La troisième partie comprend la restitution des travaux d’élèves dans le musée en présence des institutionnels.

Le choix des œuvres

Deux œuvres Jardin d’Hiver de Jean Dubuffet et Plight de Joseph Beuys ont été choisies dans les collections du Musée National d’Art Moderne. Chaque classe étudie une seule œuvre.

Toutes sortes d’œuvres (peinture, sculpture, installation…) se prêtent à ce type de démarche.

 

Pour la classe du lycée Louis Blériot d’Etampes :

Jardin d’Hiver (1968–1970)
de Jean Dubuffet (Le Havre, 1901-Paris, 1985)

Environnement.
Polyuréthane sur epoxy.
480 x 960 x 550 cm.

Documentation des Collections du MNAM (diffusion RMN)
Photo Philippe Migeat, Centre Pompidou / © Adagp

Oeuvre1

Le jardin d’hiver
Les circonvolutions des tracés et le traitement des zones sobrement colorées qui font danser la toile, le jeu de construction énigmatique et jubilatoire de la série d'oeuvres que Dubuffet nomme L'Hourloupe à partir de 1962, trouveront de nombreuses applications tridimensionnelles. Ainsi, plusieurs sculptures et projets d'édifices prendront corps, dont Le Jardin d'hiver. Dans ce « jardin », où il n'est en rien question de nature et qui s'apparente plutôt à une grotte, à une caverne, le décor se résume à de simples tracés noirs sur fond blanc. Mais l'entreprise est complexe : le sol et les parois sont bosselés, cabossés, et les dénivellations ou accidents sont tantôt soulignés, tantôt contredits par les tracés. Par-delà la leçon donnée à l'oeil, c'est une remise en question de la perception tout entière que propose cette architecture méditative :
● Quels sont les rapports entre intérieur et extérieur, corps et architecture ? ● Quels rapports entre la surface plane et homogène des cimaises d'un musée, semblables aux murs intérieurs d'une maison moderne et la trouée irrégulière, caverneuse qui y est ménagée ? ● Cet espace est-il fonctionnel ? ● Est-ce un espace d'enfermement ou de liberté ? ● La construction est-elle rationnelle ou spontanée ? ● Les effets de matière sont-ils pauvres ou riches ? ● Quelle est la place de la lumière ?
● jeux d'enfants/ jeux d'adultes ● résonance/ étouffement ● vrai/ faux ● surface/ ligne ● froid/ chaud ● organique/ minéral ● construit/ naturel ● heuristique/ rationaliste…

Dans Jardins

Jean DubuffetJean Dubuffet 

 

Pour la classe du lycée Camille Jenatzy de Paris :

Plight ,1985
de Joseph Beuys (Krefeld (Allemagne), 1921-Düsseldorf (RFA), 1986)

Installation réalisée dans la galerie Anthony d’Offay, Londres, automne 1985

Installation
284 rouleaux en feutre, un piano à queue, un tableau noir, un thermomètre médical.
Feutre, laine, bois verni, bois peint, verre, mercure.
310 x 890 x 1813 cm

Documentation des Collections du MNAM (diffusion RMN)
Photo Philippe Migeat, Centre Pompidou / © Adagp

Oeuvre2

Plight
Cet environnement, tardif dans l’œuvre de Beuys, a été conçu en 1985 pour l’espace de la galerie londonienne Anthony d'Offay. Sa présentation actuelle reprend la configuration d'origine. Plight fait référence à un événement précis : pour atténuer les bruits de travaux d'un immeuble voisin, Beuys avait promis au galeriste de réaliser une œuvre qui oppose le silence au bruit. L'installation est composée de deux espaces tapissés d'épais rouleaux de feutre. Une fois à l'intérieur, le visiteur éprouve une sensation de chaleur, une impression d'isolation qui à la fois le protège et le coupe du monde. En absorbant les sons, le feutre rend incongrue la présence dans l'espace d'un piano de concert muet, sur lequel sont disposés un tableau noir et un thermomètre. L'ambivalence et la complexité de l'œuvre réside déjà dans son titre, qui évoque l'idée de contrainte, de devoir, mais aussi celle de promesse.
Plight se présente comme une salle de concert sans résonance possible. Le déplacement du corps et des sons qu'il produit comme la parole ou les bruits des pas sur le sol sont absorbés par le feutre. Les adolescents se trouvent donc immédiatement confrontés à une expérience de leur propre corps dans l'espace, sous l'effet de contrastes qui permettront de les inscrire dans des notions et un vocabulaire commun à la musique et aux arts plastiques :
● son/ silence ● résonance/ absorption ● brillance/ matité ● transparence/ opacité ● mouvement/ immobilité ● forme/ matériaux ● froid/ chaud ● rythme/ pause…

Dans Plight

Joseph BeuysJoseph Beuys 

Le Financement du Projet

Les Ateliers de la Création sont une co-réalisation

  • du Centre Pompidou : DAEP, Service éducatif
  • et de l’Ircam : PAC, Département de la pédagogie et de l’action culturelle.

Le projet est co-financé par

  • La DDAI (Délégation au développement et aux affaires internationales de la DMDTS,
  • Ministère de la Culture),
  • La Fondation Jean-Luc Lagardère, mécène principal pour l’innovation à l’Ircam,
  • DAAC de l’académie de Paris,
  • DAAC de l’académie de Versailles,
  • Lycée polyvalent Louis Blériot,
  • Lycée polyvalent Louis Blériot à Etampes.