Logo Les Ateliers de la Création

Logo Centre Pompidou Logo IRCAM

Un projet d'éducation artistique à la croisée des arts visuels, des arts du son et des nouvelles technologies en direction des lycées professionnels

 

Comment définir les objectifs pédagogiques ?

Quelle inscription dans le projet d'établissement ?

Le projet d’établissement d’un établissement scolaire fixe la politique éducative et définit les modalités de mise en œuvre des objectifs et des programmes nationaux ainsi que du projet académique. Celui-ci comporte un volet artistique et culturel qui vise à favoriser un parcours artistique et culturel cohérent de tous les élèves et contribue à l’atteinte du Socle commun de connaissances et de compétences :

« Le ou les professeurs et les artistes professionnels appelés à travailler en partenariat s’attachent à mettre en cohérence le projet avec le volet artistique et culturel du projet d’établissement, les intentions pédagogiques, les ressources et les moyens mis à disposition. […] Les enseignements d’arts appliqués et cultures artistiques, par leurs objectifs spécifiques, les méthodes pédagogiques qu’ils déploient et les compétences qu’ils développent chez les élèves, sont un des acteurs majeurs du projet d’établissement ».
[*BO spécial n° 2 du 19 février 2009 « Programme d’enseignement d’arts appliqués et cultures artistiques pour les classes préparatoires au baccalauréat professionnel »*]

Le volet artistique et culturel du projet d’établissement de votre lycée vous guide dans la première phase de conception de votre projet, en vous présentant :

  • - une analyse du contexte de l’établissement au plan artistique et culturel,
  • - les enjeux de l’éducation artistique et culturelle pour les élèves considérés,
  • - les objectifs poursuivis pour les années à venir en cohérence avec le projet d’établissement,
  • - les parcours d’éducation artistique et culturelle proposés aux élèves dans l’établissement,
  • - les moyens que se donne l’établissement en termes d’actions et de projets.

Le Socle commun de connaissances et de compétences

En juillet 2006, l’Éducation nationale a institué le décret du Socle commun qui définit que « La scolarité obligatoire doit au moins garantir à chaque élève les moyens nécessaires à l’acquisition d’un socle commun constitué d’un ensemble de connaissances et de compétences qu’il est indispensable de maîtriser pour accomplir avec succès sa scolarité, poursuivre sa formation, construire son avenir personnel et professionnel et réussir sa vie en société ».
[*BO n° 29 du 20 juillet 2006 « Socle commun de connaissances et de compétences »*]

Le Socle commun s’articule en sept piliers qui correspondent à sept grandes compétences, conçues « comme une combinaison de connaissances fondamentales pour notre temps, de capacités à les mettre en œuvre dans des situations variées, mais aussi d’attitudes indispensables tout au long de la vie ».
[*BO n° 29 du 20 juillet 2006 « Socle commun de connaissances et de compétences »*]

La pédagogie de l’enseignement en lycée professionnel permet à l’élève d’approfondir l’acquisition des compétences du Socle commun. Un projet tel que les Ateliers de la création contribue à cet objectif de manière originale. Il s’appuie sur cinq des sept grandes compétences du Socle commun : la maîtrise de la langue française, la maîtrise des techniques usuelles de l’information et de la communication, la culture humaniste, les compétences sociales et civiques, l’autonomie et l’initiative.

À travers des extraits choisis, le document ci-dessous met en évidence les connaissances, capacités et attitudes du Socle commun pouvant être développées dans le cadre d’un projet d’éducation artistique tel que les Ateliers de la création.

La maîtrise de la langue française

Le projet peut participer au développement chez les élèves de la maîtrise de la langue française, en s’attachant à mettre en œuvre les objectifs suivants :

  • - rendre possible la prise de parole, la verbalisation d’émotions, de sensations, d’association d’images et d’idées par définition difficiles à exprimer,
  • - aiguiser son regard et son écoute par une expression verbale précise et passer de l’opinion à l’argumentation,
  • - construire un discours critique sur les œuvres qui rende compte d’une expérience sensible et d’une compréhension du processus de création, et pas seulement de connaissances apprises,
  • - être capable de restituer sa propre expérience de l’œuvre et d’expliciter sa propre production sonore,
  • - être à l’écoute des réactions des spectateurs,
  • - donner une analyse personnelle et construite de l’œuvre en s’appuyant sur l’expérience sensible et sur ses connaissances.

La culture humaniste

Le projet peut participer à l’acquisition d’une culture humaniste par les élèves, en leur permettant d’atteindre les objectifs suivants :

  • - aller vers une lecture individuelle qui précise sa propre relation à l’œuvre, y compris dans ses aspects négatifs, imprécis, incomplets, et qui dépasse les représentations collectives et les clichés,
  • - se familiariser avec l’espace d’exposition et avec l’environnement du studio musical pour apprendre à regarder et à écouter,
  • - acquérir un vocabulaire plastique et musical à partir de lectures renouvelées des œuvres et des sons,
  • - enrichir ce vocabulaire par des apports culturels et le réinvestir dans l’analyse d’autres œuvres,
  • - comprendre le processus de travail de l’artiste, les conditions de son exercice et l’idée de parcours professionnel,
  • - être capable de choisir et d’utiliser les notions acquises dans l’analyse d’autres œuvres plastiques,
  • - être en mesure de discuter de la pertinence du transfert de notions entre l’univers des arts visuels et celui des arts du son, et réciproquement, en prenant en compte la spécificité de chaque médium,
  • - exprimer des choix esthétiques et les traduire dans l’élaboration de matériaux sonores et dans une forme déterminée,
  • - maîtriser l’espace de monstration de l’œuvre (accrochage, scénographie, lumières, etc.) et savoir se déplacer dans cet espace avec aisance en conduisant un groupe.

Les autres grandes compétences mises en œuvre

Prendre conscience du contexte institutionnel est un objectif du projet qui peut participer à l’acquisition de compétences sociales et civiques chez les élèves, en l’aidant à « connaître les règles de la vie collective et comprendre que toute organisation humaine se fonde sur des codes de conduite et des usages dont le respect s’impose », « savoir ce qui est interdit et ce qui est permis » et « devenir capable de respecter les règles ».

En leur donnant accès à des logiciels de traitements des sons pour l’élaboration de leurs scènes sonores, le projet peut également développer chez les élèves des capacités à « s’approprier un environnement informatique de travail » et « créer, produire, traiter, exploiter des données » qui participent à la maîtrise des techniques usuelles de l’information et de la communication. La tenue d’un blog comme journal de bord peut également leur permettre de « communiquer, échanger » par l’outil informatique.

Plusieurs objectifs peuvent aider les élèves à approfondir leur autonomie et leur esprit d’initiative :

  • - en les aidant à passer d’une perception spontanée (remplie de représentations souterraines) à une perception active et conscientisée,
  • - lors de la rencontre avec des artistes et des compositeurs, qui permet aux élèves de faire le lien avec leur propre métier et réfléchir à leur propre travail en atelier,
  • - lors de la restitution du projet, qui les incite à maîtriser leurs émotions et leur attitude.

L'inscription du développement artistique et culturel dans la réforme du Bac professionnel

Question à Françoise Cœur, Inspectrice générale - Design et Arts appliqués

Pourquoi un tel accent mis sur le développement artistique et culturel au sein de la réforme du bac professionnel ?

« Jusqu’à présent les élèves issus de troisième devaient d’abord préparer un CAP ou un BEP en deux ans avant d’aborder les deux années de baccalauréat professionnel. La création d’un baccalauréat professionnel en trois ans montre la volonté du ministère d’assurer une égale dignité des voies de formation au lycée. Ainsi, à l’instar du baccalauréat général et du baccalauréat technologique, le baccalauréat professionnel se prépare maintenant en trois ans à partir de la classe de troisième.

Même si les bacheliers professionnels visent une insertion professionnelle directe, certains d’entre eux souhaitent poursuivre leurs études. Un des écueils repérés à cette poursuite d’étude a été la fragilité de la culture générale de ces élèves.

Cette réforme impliquait une réécriture des programmes et induisait que soit prise en compte la volonté réaffirmée du ministère de l’Éducation nationale de faire de l’éducation artistique et culturelle une de ses priorités. L’inscription de l’histoire des arts dans l’ensemble des disciplines en est un exemple manifeste.

Pour autant, les arts appliqués avaient déjà largement intégré les préconisations de la circulaire du 23 mars 2001 relative à la mise en œuvre du plan d’actions à cinq ans en faveur de « l’éducation artistique et culturelle pour tous » et cette dimension d’ouverture culturelle avait été inscrite dans le programme d’« Arts appliqués et cultures artistiques » du CAP publié en 2002.

Le succès de ce programme auprès des professeurs et auprès des élèves a conforté la pertinence des orientations esquissées, notamment dans leur dimension partenariale.

La circulaire du 29 avril 2008 sur l’éducation artistique et culturelle rappelle que celle-ci doit être développée dans un objectif de généralisation à tous les élèves et qu’« elle implique l’engagement de l’ensemble des acteurs éducatifs et culturels (écoles et établissements scolaires, établissements d’enseignement artistique, institutions et structures culturelles, artistes et associations), ainsi que des organismes concernés par la formation des enseignants. »

Les lycéens professionnels doivent donc bénéficier prioritairement de cette ouverture.

L’ancien programme d’« Éducation esthétique » du baccalauréat professionnel se centrait sur l’acquisition de connaissances d’ordre culturel et technique, sans indiquer explicitement les collaborations partenariales, laissées au soin d’actions ponctuelles, comme les « classes à projet artistique et culturel », par exemple. Or, l’évolution des pratiques pédagogiques, celle des publics scolaires, comme celle de l’environnement artistique et sa nouvelle inscription dans les préoccupations sociétales, rendent la pérennisation de cette mesure de toute actualité. Les nouveaux programmes d’enseignement général ont naturellement intégré cette dimension, en particulier celui d’« Arts appliqués et cultures artistiques » ».

Le programme "Arts appliqués et cultures artistiques" du Baccalauréat professionnel

À l’occasion de la réforme de l’enseignement professionnel en baccalauréat, la place primordiale de la culture générale a été rappelée et en particulier celle des arts appliqués comme participant au développement de la curiosité, de l’esprit critique et de l’expression de l’élève et à la formation de son goût et de sa sensibilité.

Le programme « Arts appliqués et cultures artistiques » comporte quatre champs :

  • - « Appréhender son espace de vie »,
  • - « Construire son identité culturelle »,
  • - « Élargir sa culture artistique »,
  • - « Méthodes et outils ».

Le projet culturel et artistique appartient au champ « Élargir sa culture artistique ».

Ci-dessous, les extraits du programme « Arts appliqués et cultures artistiques » mettent en évidence les capacités, connaissances et attitudes pouvant être développées dans le cadre d’un projet tel que les Ateliers de la création.

Les objectifs d’un projet d’approfondissement artistique et culturel

« Les élèves doivent être capables de :

  • - prendre en compte l’actualité et l’évolution des technologies numériques, que ce soit dans l’élaboration des œuvres, dans leur présentation ou dans le développement de dispositifs interactifs,
  • - identifier quelques œuvres de référence, repérer leur inscription dans le temps, leurs caractéristiques majeures, leur contexte de création et leurs relations avec d’autres formes de création artistique,
  • - s’approprier le vocabulaire spécifique permettant d’analyser des œuvres et des situations, de produire et d’exprimer des idées, de révéler des intentions et de communiquer autour de la production,
  • - développer des comportements engagés, créatifs, ouverts et, en fonction du projet, participer activement à un travail de groupe. »
    [*BO spécial n° 2 du 19 février 2009 « Programme d’enseignement d’Arts appliqués et cultures artistiques pour les classes préparatoires au baccalauréat professionnel »*]

Dans un projet tel que les Ateliers de la création, ces objectifs peuvent se traduire de la manière suivante :

  • - se familiariser avec l’espace d’exposition et avec l’environnement du studio musical pour apprendre à regarder et à écouter,
  • - acquérir un vocabulaire plastique et musical à partir de lectures renouvelées des œuvres et des sons,
  • - enrichir ce vocabulaire par des apports culturels et le réinvestir dans l’analyse d’autres œuvres,
  • - être capable de choisir et d’utiliser les notions acquises dans l’analyse d’autres œuvres plastiques,
  • - être en mesure de discuter de la pertinence du transfert de notions entre l’univers des arts visuels et celui des arts du son, et réciproquement, en prenant en compte la spécificité de chaque médium,
  • - exprimer des choix esthétiques et les traduire dans l’élaboration de matériaux sonores et dans une forme déterminée,
  • - impliquer l’élève dans un projet de groupe qui demande à l’élève d’exprimer des choix esthétiques, de les traduire dans l’élaboration de matériaux sonores, d’être capable de restituer sa propre expérience de l’œuvre et d’expliciter sa propre production sonore, dans le groupe puis devant un public.

Les compétences à mettre en œuvre

Afin de remplir les objectifs du projet d’approfondissement artistique et culturel, l’élève doit mettre en œuvre diverses compétences. Celles-ci lui permettent d’acquérir les capacités, connaissances et attitudes nécessaires à l’atteinte des objectifs du projet d’approfondissement artistique et culturel. Les compétences à mettre en œuvre évoluent selon que le projet a lieu en seconde, première ou terminale.

Ci-dessous, un tableau récapitule les compétences à mettre en œuvre dans le cadre d’un projet d’approfondissement artistique et culturel en fonction du niveau de la classe.

Grille de progression

Les capacités, connaissances et attitudes ainsi que les compétences nécessaires à leur mise en œuvre constituent l’ensemble des attendus d’un projet d’approfondissement artistique et culturel.

Ci-dessous, la grille indicative de progression des acquisitions des élèves au cours des trois années d’enseignement au lycée a été élaborée par les enseignants-relais dans le cadre des Ateliers de la création 2008 et 2009. Ce document de travail présente l’ensemble des attendus des trois champs du programme « Arts appliqués et culture artistique » et met en évidence les attendus qui se rapportent particulièrement au projet d’approfondissement artistique et culturel. Il permet ainsi de situer et de faire des passerelles entre les attendus du projet et l’ensemble des attendus du programme.

Rappel : un seul projet d’approfondissement artistique et culturel est obligatoire sur les trois ans du cursus de l’élève en lycée professionnel. Il peut être mené sur une, deux ou trois années.

Comment s'approprier les arts du son ?

Séquence pédagogique

Les enseignants d’arts appliqués se sentent souvent démunis devant l’enseignement des arts du son. D’autant plus qu’il est demandé aux élèves, dans le cadre d’un projet artistique et culturel, de développer une pratique artistique avec un résultat de qualité qui doit faire l’objet d’une présentation à l’intérieur ou à l’extérieur de l’établissement.

Il serait dommage que les enseignants d’arts appliqués se privent d’aborder le domaine des arts du son en se faisant une idée fausse et disproportionnée de ce qu’ils peuvent faire en classe avec leurs élèves.

Le travail en partenariat peut être justement l’occasion d’aborder un domaine dont on ne se sent pas personnellement très proche. Il est aussi l’occasion de s’y initier avec des professionnels.

Séquence pédagogique de découverte

Ci-dessous, la séquence pédagogique « Découverte de la musique électroacoustique » peut être réalisée en classe entre les séances dans les institutions. [développer un peu plus en fonction de l’intro de la séquence de Grégoire]

En complément

Les trois séquences pédagogiques ci-dessous sont extraites des Actes du séminaire national « Arts appliqués et cultures artistiques » qui s’est tenu à Paris les 30 mars et 1er avril 2009. Ces séquences peuvent être mises en place pour le champ « Élargir sa culture artistique », pour les entrées « Approfondissement artistique et culturel » et « Convergence entre le design et les autres domaines artistiques ».

Logiciel et environnements d'aide à la pédagogie musicale

Les intervenants son impliqués au sein du projet Ateliers de la création bénéficient d’une offre spécifique leur permettant d’accéder gratuitement aux logiciels développés à l’Ircam.

L’idée étant d’offrir la possibilité aux compositeurs d’approfondir leurs pratiques en utilisant de nouveaux outils de création sonore.

Pour cela ils bénéficient d’un accès gratuit aux offres, aux contenus et aux logiciels du Forum Ircam :

Le Forum Ircam est une plateforme internationale collaborative autour des logiciels d’informatique musicale et des projets de recherche, de développement et de création qui peuvent être suscités grâce à cette synergie.

Ce site est dédié aux compositeurs, interprètes, chercheurs, enseignants, ingénieurs du son, performeurs, artistes de tout univers musical qui se frottent à la composition assistée par ordinateur, à l’interaction en temps réel, à la transformation de la voix et du son et à toutes les technologies les plus avancées sur le son.

http://forumnet.ircam.fr/

Ressources

Comment faire le choix de l'œuvre ?

Le choix de l’œuvre tient une place importante dans la construction du projet. Il s’agit d’une étape constitutive du travail d’équipe. Dans les discussions et arguments présidant au choix de l’œuvre, s’élaborent déjà les contenus pédagogiques des séances. Cette étape permet aux intervenants d’échanger autour de leur pratique professionnelle respective. L’œuvre choisie doit permettre aux intervenants d’imaginer les contenus pédagogiques qu’ils peuvent développer en commun avec les élèves. Cette étape leur permet ainsi de mesurer l’importance des problématiques propres aux pratiques professionnelles de chacun et d’affiner la conception pédagogique du projet.

En amont, les médiateurs (arts visuels et arts du son) sélectionnent plusieurs œuvres qu’ils proposent ensuite à l’équipe pédagogique. Il n’est pas utile de choisir une œuvre jugée plus « accessible » ou une œuvre qui aurait un rapport supposé avec « l’univers » des élèves. En revanche, il est préférable que l’œuvre choisie :

  • - ne fasse pas de références directes au domaine de la musique ou du son, cela pourrait induire une confusion dans le travail de création sonore des élèves,
  • - soit exposée de manière à ce que les élèves, en classe entière ou en demi-groupes, puissent se déplacer autour ou devant elle, afin que chaque élève puisse expérimenter différents points de vue sur l’œuvre sans être gêné.

Comment concevoir le déroulement du projet ?

Déterminer la progression du projet

La mise en place d’une progression permet de séquencer le projet en plusieurs séances. Au stade de préparation du projet, il peut s’agir d’un pré-calendrier qui ne contient pas nécessairement des dates précises, mais doit cependant permettre :

  • - de traduire les principaux objectifs pédagogiques du projet en termes d’actions et de contenus,
  • - de déterminer le nombre et le rythme des séances,
  • - de prévoir l’organisation des déplacements des élèves,
  • - d’établir un budget prévisionnel.

Cette progression offre une première vision concrète des actions qui peuvent être menées dans le but d’atteindre les principaux objectifs pédagogiques du projet. C’est pourquoi il est conseillé de la joindre, lorsque cela n’est pas obligatoire, aux demandes de financement qui peuvent être formulées pour la réalisation du projet.

Le contenu des séances est défini et affiné avec les structures culturelles partenaires tout au long de la phase préparatoire du projet. Les dates précises des séances sont déterminées en septembre, lorsque l’emploi du temps de la classe est connu. Le calendrier du projet tient alors compte des périodes de stage des élèves ainsi que des horaires et des jours de cours des enseignants de l’équipe pédagogique du lycée.

La progression ci-dessous, à remplir et à remettre à l’ensemble des intervenants, spécifie le contenu et les objectifs de chaque séance, les modalités de leur mise en œuvre, le rôle des intervenants présents ainsi que les réunions intermédiaires à mettre en place. Elle est enrichie et actualisée tout au long de la phase préparatoire et en fonction des réajustements au cours du projet.

Les éléments favorables au bon déroulement du projet

Une inscription du projet dans la durée

Le nombre et le contenu des séances avec les élèves varient en fonction des particularités du projet réalisé. Il paraît cependant nécessaire pour les élèves, comme pour les équipes pédagogiques, de donner un temps long à l’expérience qui est menée. Cette durée doit pouvoir respecter les différents temps du projet (expérimentation, investigation, réalisation, etc.) ainsi qu’un rythme de séances (une semaine sur deux, par exemple) qui permette une implication de l’élève dans le projet, un suivi en classe par l’équipe pédagogique et la mise en place de réunions intermédiaires. Ces réunions, qui rassemblent les enseignants et les intervenants, permettent de faire un bilan des séances passées et d’ajuster, au besoin, le contenu des séances suivantes.

La frise chronologique ci-dessous donne un exemple possible de la répartition des séances réalisées avec une classe durant une année scolaire. Les étapes pédagogiques du projet sont traduites par les différentes séances qui les composent. La rubrique « Projet pilote » du site propose une présentation détaillée de ces étapes ainsi qu’un descriptif des séances réalisées avec les élèves.

L’organisation de séances croisées dans les deux structures culturelles

Ces séances se déroulent en demi-groupes sur une journée. Dans la même journée, chaque groupe participe à une séance dans chaque structure. Ces séances croisées permettent aux élèves :

  • - de mieux saisir la cohérence du travail qu’ils effectuent dans les deux structures,
  • - de s’approprier et d’approfondir plus facilement le vocabulaire et les concepts qu’ils abordent,
  • - d’avoir une meilleure compréhension du processus de création qu’ils mènent,
  • - d’échanger sur le travail qu’ils ont mené en demi-groupes et de partager ainsi leur expérience.

Ces séances permettent également aux médiateurs de se retrouver en fin de journée pour faire un bilan à chaud des séances réalisées avec les demi-groupes.

Une première rencontre au sein du lycée

Le déplacement des médiateurs dans l’environnement scolaire des élèves pour une première séance de présentation peut permettre :

  • - de faciliter la prise de contact avec des élèves peu familiers des domaines artistiques concernés et des structures culturelles impliquées dans le projet,
  • - de montrer aux élèves qu’ils sont au cœur d’un dispositif spécialement conçu pour eux,
  • - de mieux saisir l’environnement quotidien des élèves par les médiateurs.

La présentation du projet par les élèves lors des journées portes ouvertes du lycée

Cette présentation se déroule après la séance de restitution du projet et permet de valoriser le travail réalisé par les élèves au sein de leur environnement scolaire.

Le projet se déroule de préférence de septembre à mars

Cette période permet de prendre en compte :

  • - les périodes de stage des élèves,
  • - les vacances scolaires,
  • - la période de préparation des examens de fin d’année,
  • - la date des journées portes ouvertes du lycée qui permet de présenter le projet fini au lycée.