Logo Les Ateliers de la Création

Logo Centre Pompidou Logo IRCAM

Un projet d'éducation artistique à la croisée des arts visuels, des arts du son et des nouvelles technologies en direction des lycées professionnels

 

Toulouse

Présentation

Grâce à une démarche artistique originale et ambitieuse, l’équipe pédagogique souhaite valoriser les élèves du lycée professionnel Myriam, et en particulier de la classe de Terminale CAP prêt à porter. Situé en plein coeur d’un quartier résidentiel de Toulouse, Les Ateliers de la création devraient permettre de changer le regard des habitants.

Oeuvre choisie

Les élèves partiront d’une étude approfondie de l’œuvre de Katia Bourdarel (Petit frère chevreuil), qui a participé à l’exposition collective « Visions Extraordinaires » organisée à la galerie Sollertis du 7 juillet au 17 septembre dernier.

Cette œuvre semble particulièrement pertinente puisqu’au delà d’interroger notre capacité à l’émerveillement, traite du costume d’apparat et de l’ornementation, qui sont des objets d’étude en Histoire du costume.

L’objectif de cette découverte progressive pour les élèves : s’imprégner d’un vocabulaire plastique qu’ils enrichiront de lectures, de sons, le tout rentranscrit sous forme d’annotations et de croquis. Un moyen pour les élèves d’élaborer leur propre discours, de dégager des concepts et de s’approprier la démarche de création artistique.

Création sonore

Nous avons souhaité l’intervention des compositeurs Pierre Jodlowski et Jacky Merit auprès de nos élèves afin d’accompagner la classe dans sa composition sonore. Jacky Merit se déplace régulièrement au sein de l’établissement afin de familiariser les élèves avec le travail du son, le sens de la composition, et accompagne le groupe dans la captation de sons quotidiens (ateliers de couture).

Médiation

L’élève est capable d’expliquer le projet face à un public (enseignants, personnes extérieures, médias…) en petit groupe. Il présente les grandes lignes du déroulement du projet et de sa finalité. Il accepte d’entrer dans l’échange oral et de mettre son expérience à distance par la lecture. Il raconte comment l’illustration sonore qu’il a créée entre en résonance avec les problématiques de l’œuvre plastique.

Objectifs pédagogiques

  Se construire : pouvoir exprimer une réflexion, un ressenti
  Être à l’écoute des réactions des spectateurs.
  Maîtriser ses émotions et son attitude.
  S’insérer : avoir un langage commun avec ses pairs, les formateurs et membres de la communauté civique
  Maîtriser l’espace de monstration de l’œuvre (accrochage, scénographie etc.)
  Être capable de restituer sa propre expérience de l’œuvre et d’expliciter sa propre production sonore.
  Etre capable d’associer un savoir-faire professionnel à la mise en place d’un projet artistique et culturel

Acteurs du projet et partenariats

Le Lycée professionnel Myriam

Situé en plein coeur du centre historique de Toulouse, le Lycée professionnel Myriam se donne comme objectif principal de proposer aux jeunes un parcours adapté, sur mesure. Par des passerelles pour aider le jeune à faire évoluer son parcours de formation, parce que nous croyons dans ses immenses capacités de progrès.

Lui donner la responsabilité d’être acteur de sa scolarité et de se mettre en projet. Pour ce faire, le LYCEE MYRIAM favorise une relation personnalisée avec le jeune et sa famille.

La Galerie Sollertis

La Galerie Sollertis, créée en 1987, défend une vision personnelle et forcément subjective de l’art contemporain, tout en croyant à la nécessité d’une rigueur et d’une présence auprès des acteurs essentiels de l’art tant dans les expositions que sur les foires : les artistes, les collectionneurs et les amateurs d’art.

Le Collectif Eole

Fondé en 1995, le collectif éOle développe ses activités dans le champ des musiques d’aujourd’hui, du multimédia et des domaines pluridisciplinaires. En résidence à Odyssud-blagnac, éOle structure ses activités autour de trois axes : la création, la diffusion, la formation.

Son rayonnement se déploie au niveau régional, national et international au travers des productions des artistes du collectif dont le travail couvre de multiples domaines : concerts, musique de film, création multimédia, environnements sonores pour la danse et le théâtre, musique pour la télévision, scénographies musicales et installations interactives, label de disque.

Constituant principalement un lieu d’accueil et de recherche, le studio de production d’éOle consiste également en une plate-forme technologique innovante dédiée à des applications transversales. Offrant un espace de travail dans le cadre de collaborations avec des plasticiens, des chorégraphes ou des artistes multimédia, ce lieu permet d’engager des expérimentations au service d’un renouvellement des pratiques artistiques.

EXTRAITS DU BLOG DE TOULOUSE

“Petit frère” est une installation composée d’un ensemble de personnages constitués de bustes d’animaux ornementés et de costumes d’apparat aux lourds drapés, l’installation impose une présence à « l’inquiétante étrangeté » (Das Umheimlich).

Lire en intégralité

Rillieux La Pape

Présentation

Pour l’année scolaire 2011-2012, au regard de l’expérience menée l’année précédente, le choix a été fait de proposer l’installation d’une œuvre de la collection de l’Institut au sein de l’établissement scolaire.

Les 7 interventions seront réparties entre :
   des ateliers de composition en présence du compositeur au lycée pour la création de la pièce sonore.
   des ateliers de médiation en présence de la médiatrice culturelle au lycée pour l’accompagnement à la rencontre avec l’œuvre.
   des visites commentées des expositions de l’Institut d’art contemporain tout au long de l’année scolaire pour une initiation à l’art contemporain et une appropriation d’un vocabulaire esthétique.

Oeuvre choisie

Diana Thater, The Best Animals are the Flat Animals (version 2), 1998 Installation vidéo dans une architecture existante : vidéo diffusée sur un moniteur posé au sol et deux projections de vidéo sur un mur. Les parties vitrées sont couvertes de gélatine colorée.

Diana Thater explore, par ses œuvres, les relations du spectateur à l’espace et celles de la vidéo à la peinture. Son travail inclut des modes de perception, une interaction de la nature avec la culture, le rôle de l’artiste dans la construction de l’illusion, l’interrelation entre réel et espace construit afin de questionner les méthodologies artistiques et les représentations filmiques.

. 1ère et 2e séances : mercredi 19 octobre 2011 (9h30-12h Lycée Lamarque ; 14h30-16h30 IAC) Premières prises de son + visite de Rendez-vous 11.

. Accrochage d’une œuvre de la collection de l’IAC au Lycée : vendredi 4 novembre 2011 + présentation à l’équipe enseignante. Œuvre accrochée au Lycée du 4 novembre 2011 au 6 avril 2012.

. 3e séance : mercredi 9 novembre 2011 (13h30-16h30 Lycée Lamarque) Travail du son (suite) + 1er contact avec l’œuvre.

. 4e séance : mercredi 23 novembre 2011 (13h30-16h30 Lycée Lamarque) Travail du son (suite) + travail autour de l’œuvre (suite).

. 5e séance : mercredi 18 janvier 2012 (9h30-12h Lycée Lamarque ; 14h30-16h30 IAC) Travail du son (suite) + visite de l’exposition de Joachim Koester.

. 6e séance : date pressentie = mercredi 14 mars 2012 (13h30-16h30 Lycée Lamarque) Finalisation scène sonore + préparation des restitutions.

. 7e séance : date pressentie = samedi 31 mars 2012 (sous réserve du prêt de l’œuvre jusqu’à cette date) Restitution au Lycée.

. 8e séance : 3 mai 2012 Restitution à Paris.

Acteurs du projet et partenariats

Le Lycée professionnel Geroges Lamarque

Le Lycée Lamarque est labellisé « Lycée des métiers des arts et techniques du bois et de la tapisserie ». Il est construit autour d’un château du 18e siècle dans un site exceptionnel, au cœur d’un parc de 11 hectares et permet l’accueil de 400 élèves filles et garçons dont 130 internes. Disposant d’un plateau technique sans cesse modernisé et de professionnels de l’enseignement engagés et passionnés.

L’Institut d’Art Contemporain de Villeurbanne

Outil de création, d’expérimentation et de recherche pour l’art actuel, l’Institut d’art contemporain développe in situ (1 200m2) une activité d’expositions et de rencontres combinée à la constitution d’une collection d’œuvres au rayonnement international.

Il prolonge ses activités de recherche, ex situ, par la diffusion de sa collection dans l’ensemble de la région Rhône-Alpes, ainsi qu’en France et au niveau international.

L’Institut d’art contemporain bénéficie du soutien du Ministère de la culture et de la communication (DRAC Rhône-Alpes), de la Région Rhône-Alpes et de la Ville de Villeurbanne.

Le Grame

Centre national de création musicale Grame, centre national de création musicale à Lyon, est organisé autour de plusieurs grands pôles d’activités : la création, notamment dans le domaine des musiques mixtes, la recherche en informatique musicale, la diffusion autour d’une saison de concerts et la formation, en direction de publics diversifiés. Grame produit la Biennale Musiques en Scène, manifestation pluridisciplinaire d’ampleur internationale en alternance avec les “Journées Grame”. Doté d’un laboratoire de recherche, de deux studios de composition, le centre poursuit sa mission de création en accueillant en résidence des compositeurs français et étrangers. Lien vers le site du Grame

Compositeur-intervenant : Samuel Sighicelli

EXTRAITS DU BLOG DE RILLIEUX

Séance 5 - Autour de l’oeuvre de Diana Thater

Mercredi 8 février 2012 au lycée, les élèves ont participé à une séance exclusivement consacrée à l’œuvre de Diana Thater ; à la mise en mots et en images de leurs ressentis, idées et analyses au regard de l’installation, de la composition de la scène sonore et en vue de la restitution publique. Pour cela, les élèves ont accueilli Corinne Guerci, responsable du service des publics et des activités culturelles à l’Institut d’art contemporain, afin de lui présenter l’œuvre The Best Animals Are the Flat Animals ainsi que les objectifs du projet des Ateliers de la Création.

Après ce premier exercice de verbalisation, la suite de la séance s’est déroulée au sein de la Chapelle afin de tenter de traduire graphiquement les « mots-clés » évoqués précédemment au sujet de l’œuvre. Ainsi, les élèves ont proposé différentes versions de « l’effet miroir », du « gros plan », des notions de « réel et abstrait », etc… tout en s’attachant à s’interroger aussi sur le rapport de l’œuvre à son lieu de monstration et plus globalement au lycée. La dernière phase de leur réflexion portait sur des propositions à envisager pour retranscrire ces principes par le travail du son.


Séance 4 - la nouvelle exposition de l’IAC

Mercredi 18 janvier 2012, les élèves ont découvert la nouvelle exposition de l’Institut d’art contemporain, Joachim Koester, Of Spirits and Empty Spaces après une séance au lycée, le matin, autour de la préparation de la scène sonore. Joachim Koester est un artiste danois né à Copenhague en 1962. Ses œuvres sont principalement des vidéos et des photographies qui témoignent de l’intérêt de l’artiste pour des lieux, des personnes ou des histoires qui ont disparu et été parfois même oubliés. Il dit pratiquer une « chasse aux fantômes ». Ses œuvres oscillent entre le documentaire et la fiction, le réel et l’imaginaire. Il cherche à interroger un monde mental inconnu.

Dans l’exposition, les films de Joachim Koester sont présentés au sein d’un parcours plongé en partie dans la pénombre et projetés sur des palissades de bois qui mettent en scène la circulation du visiteur et l’invite à se promener d’œuvres en œuvres.

Cette visite a permis d’aborder plus largement la question de la vidéo dans l’art contemporain. A l’aide d’un questionnaire, les élèves ont parcouru l’exposition et ont été amenés à s’interroger sur les points communs et les différences entre le travail de Diana Thater et de Joachim Koester, puis entre les films présentés dans un centre d’art et ceux projetés au cinéma.

Tous se sont accordés sur la variété des propositions artistiques (en art contemporain et au cinéma), mais ont tout de même conclu que la narration est peu présente ou moins lisible dans l’art vidéo ; que les œuvres des plasticiens parlent davantage aux sens, à « l’inconscient » et sont souvent énigmatiques, caractérisées par des approches et des lectures multiples sollicitant ainsi la réflexion et l’imaginaire du visiteur.


Séance 3 - Dans la chapelle du lycée

Mercredi 23 novembre 2011, une nouvelle séance s’est déroulée autour de l’œuvre de Diana Thater dans la Chapelle du Lycée. Comme il s’agit d’une installation, il était important pour les élèves d’appréhender The Best Animals Are the Flat Animals d’un point de vue technique.

Ainsi, le travail de réflexion s’est déroulé en deux temps :

> Lecture du protocole d’installation de l’œuvre délivré par l’artiste et comparaison avec le dispositif présenté dans la Chapelle. Des notions importantes liées à la présentation d’œuvres d’art contemporain ont été abordées telles que l’In Situ, le rapport objet/espace de présentation, mais aussi tout ce qui concerne la conservation de ces œuvres comme le prêt, la diffusion, etc.

> Eléments de vocabulaire de l’Art Vidéo. . Les couleurs : les trois composantes Rouge, vert, bleu (RVB). . Le cadrage : plan panoramique, plan général, plan d’ensemble, plan italien, plan américain, gros plan,… . Les axes : plongée, contre-plongée, .... . Mouvements de caméra : travelling, zoom, fixe, ... . Composition et montage : le choix, l’agencement, couper, coller, … En présence de Samuel, le groupe a constaté les rapprochements évidents de vocabulaire entre la pratique plasticienne et la pratique musicale.


Saint Etienne

Présentation

Durant une année scolaire, à travers plus de vingt heures d’ateliers avec des médiateurs, des rencontres avec des artistes et des spectacles, l’élève explore une œuvre plastique de semaine en semaine, se familiarise avec les espaces d’exposition et leur code, découvre le monde de la création musicale, acquiert un vocabulaire spécifique, dépasse sa perception spontanée pour analyser une œuvre d’art et en comprendre le processus de création, s’approprie les techniques de studio afin de créer lui-même une scène sonore. Au terme de ce programme ambitieux, il est à même de devenir le médiateur des œuvres pour un autre public.

Objectifs pédagogiques

Les objectifs : . Placer l’élève (sa perception, ses représentations, ses savoirs, sa curiosité) au cœur du projet, quitte à s’exposer, à certains moments, au rejet, à l’indifférence, à l’incompréhension. . Partager des exigences, ne pas contourner les obstacles ou les difficultés, ne pas céder sur la radicalité des œuvres, ne pas éluder les conditions nécessaires pour accéder à l’expérience esthétique et au travail de l’art.

Oeuvre Choisie

Clear-Glass-Stack de Tony Cragg 1999

Planning

Matinée de travail au musée (9h/12h) avec la médiatrice Mélodie Blanchot, après-midi de travail au conservatoire (14h-17h) avec le compositeur Diego Losa :

Jeudi 17 novembre Jeudi 8 décembre Jeudi 12 janvier Jeudi 26 janvier (visite d’atelier le matin : Patrick Condouret) Jeudi 2 février Jeudi 15 mars Jeudi 29 mars Jeudi 19 avril

Acteurs du projet et Partenariats

L’Institut Médico-Educatif La Croisée

Les Instituts Médico-Educatifs (IME) sont des établissements médico-sociaux. Ils proposent une éducation et un enseignement spécialisés pour des enfants et adolescents atteints de déficience à prédominance intellectuelle.

Etablissement implanté dans la Vallée du Gier, l’I.M.E. La Croisée se situe sur la commune de Grand Croix, excentré du bourg, proche d’une zone semi rurale. L’établissement accueillant 40 usagers de 12 à 20 ans dispose de locaux importants et spacieux. 4 salles sont utilisées en tant que classes, une salle polyvalente permet aux jeunes la pratique de diverses activités éducatives et de loisirs.

L’établissement dispose de 5 ateliers principaux (cuisine restauration avec restaurant pédagogique, atelier blanchisserie entretien des locaux, atelier petite maçonnerie et espaces verts, atelier métallerie, atelier maintenance et second œuvre bâtiment.).

Le Musée d’Art Moderne de Saint Etienne

Le Musée d’Art Moderne de Saint-Etienne Métropole détient une Collection majeure des XXe et XXIe siècles, la seconde en France après celle du Musée National d’Art Moderne, Centre Georges Pompidou à Paris. La diffusion de ses collections en France comme à l’étranger renforce le rayonnement international de l’établissement : chaque année, plus de 500 d’entre elles sont prêtées aussi bien dans l’hexagone que hors de nos frontières Attentif à son environnement, le musée d’Art moderne soutient les jeunes créateurs présents sur son territoire en donnant, par le biais d’expositions, une plus grande visibilité à leur travail.

Le Conservatoire Massenet

Le Conservatoire Massenet de Saint-Étienne, labellisé Conservatoire à Rayonnement Régional depuis 2005, est une école spécialisée dans l’enseignement musical, chorégraphique et dramatique. Il assure une large mission éducative, culturelle et artistique en direction de publics variés, et touche chaque année près de 1 500 élèves enseignés par plus de 90 professeurs.

Extraits du blog de Saint Etienne - Projet IME

Séances 5/6/7, du 16, 30 mars 2012 et 6 avril 2012

Les matins, travail au Musée. Les après-midis, au conservatoire.

Pendant ces séances, nous nous préparons à faire des photogrammes. C’est une première expérience, ce qui suscite beaucoup d’interrogations et d’enthousiasme. Mélodie, l’intervenante du Musée, nous explique que le photogramme est une image photographique obtenue sans appareil photographique, en plaçant des objets sur une surface photosensible (ex : papier photo) et en l’exposant à la lumière.

Explications de Mélodie

Pour cette activité, nous nous dirigeons dans le labo photo du musée. Nous y trouvons, un agrandisseur et des bacs plastiques contenant des produits tels que : du révélateur, du fixateur ou encore de l’eau pour rincer les photographies. Nous nous équipons de gants et de blouse. Lumière éteinte, nous prenons du papier photo et le posons sur l’agrandisseur.

L’agrandisseur

A tour de rôle, nous y déposons des objets en verre (cf : l’œuvre de Tony Cragg) puis nous éclairons la zone du papier pendant 15 secondes et éteignons à nouveau la lumière. Ensuite, le papier photo est déposé délicatement dans le bac contenant le révélateur, puis le fixateur et pour finir dans le bac de rinçage.

Les photogrammes dans le révélateur puis dans le fixateur

Rinçage de photogrammes

Les photogrammes sont ensuite à faire sécher sur un étendage.

Quelques réalisations de photogrammes

Le résultat est surprenant. Joseph découvre sa photo avec émotion. Jonathan dit : « on voit comme des empruntes ». Tous se prêtent à l’exercice avec sérieux et les gestes sont précis. A travers cette expérience, nous abordons de nouveaux thèmes comme le temps et la lumière. LE TEMPS ET LA LUMIERE, deux concepts indispensables pour la réalisation des photogrammes. La pratique du photogramme est un jeu avec la transparence des objets. C’est aussi un moyen de création artistique car il autorise la « mise en forme de la lumière ».

Les après-midis, au conservatoire nous retrouvons Diego Losa dans sa salle de travail. Nous faisons le point sur nos travaux passés puis nous procédons au « nettoyage » des sons déjà enregistrés pour enlever ce qui ne correspond pas à l’œuvre de Tony Cragg. Nous superposons les sons, nous augmentons le rythme, bref, l’élaboration de notre création musicale prend forme. Nous retravaillions sur les mots-clés : TRANSPARENCE, BLOC, FRAGILE, SUPERPOSITION, EQUILIBRE DENSITE, MULTITUDE. Puis, nous réécoutons les enregistrements qui constituent notre « TAPIS SONORE ».

Les élèves échangent avec Diego sur ce que doit être notre « installation sonore ». Cette dernière accompagne l’œuvre et doit être complémentaire. La musique doit se fondre dans l’œuvre, la mettre en valeur, en évidence et la respecter. La musique doit permettre l’émotion tout en gardant le lien avec l’œuvre. Pour notre part, ce projet a mobilisé beaucoup de sensations, de création, de remise en question et de partage car il reste un travail collectif, une mise en commun d’un peu de chacun de nous.


Séance 4 : Quatrième rencontre. Le 3 février 2012

Visite de l’atelier de l’artiste Patrick Condouret

Nous constatons que l’artiste travaille dans un petit local, du coup les œuvres exposées sont de petites tailles. Nous échangeons avec Patrick pendant une heure trente sur son activité, ses créations. Son local est aussi son lieu d’habitation. Nous faisons des liens entre ses réalisations et l’œuvre de Tony Cragg. Des mots-clés reviennent comme, BLOC, VIDE, PLEIN... Il travaille aussi avec des objets de récupération, des éléments organiques, bois, palettes, plantes, coquillages...etc...

L’artiste nous parle de sa manière de travailler. Nous comprenons alors que son rythme journalier n’est pas tenu par des horaires "classiques" de travail. Il est en permanence "en quête, en réflexion" sur ses œuvres. Comprendre la démarche de l’artiste, reste important pour nous. Il est inspiré par un objet, une forme et ensuite il élabore un travail de création. Travail qui reste souvent "incertain, imprévisible". L’art n’est pas maîtrisable, il y a une part d’inconnu, de spontanéité. Il faut accepter cela. L’artiste avance pas à pas, Il faut du temps, parfois des mois pour une œuvre. Il est parfois confronté aussi à l’insatisfaction du résultat, donc "laisser un peu de coté" l’œuvre en cours, puis y revenir. EMOTION, CREATION, sont intimement liées.

Après-midi, Conservatoire de musique de Saint-Etienne Nous reprenons ce qui a été fait la dernière fois avec Diego et partageons nos réactions qu’à suscité notre visite dans l’atelier de Patrick Condouret. Puis Diego nous propose un travail un peu difficile. Il s’agit de se présenter en quelques mots face au micro, devant le groupe et de dire un mot-clé partant de l’œuvre de Tony Cragg. Diego enregistre.

Les questions sont : Que vais-je dire pour me présenter, décliner mon identité, mon âge, ce que j’aime faire dans la vie ou ce que je n’aime pas ? Pas facile de parler de soi, même en quelques mots. Ensuite, nous écoutons les enregistrements et nous nous amusons à transformer nos voix avec le logiciel. "C’est génial ce qu’il est possible de faire, d’imaginer, de transformer... » dit Kévin. Nous expérimentons les sons aigus, graves, rapides, lents. Plus tard, nous faisons quelques enregistrements avec des objets en verre.

C’est avec l’émotion du moment que l’on crée, avec sa joie, sa colère, son énergie. La création musicale part de son émotion. Mais c’est aussi un travail collectif, le respect des autres, de soi aussi.


Séance 3 : Musée d’Art Moderne de Saint Etienne et I.M.E La Croisée

La journée se déroule en deux temps :

   Le matin : Atelier au Musée d’art moderne
   L’après-midi : Enregistrement des sons à L’I.M.E LA CROISEE

Nous nous rendons dans la salle destinée aux ateliers créatifs du Musée. Notre objectif est de travailler en groupe de 2 ou 3 personnes. Les groupes une fois constitués, doivent s’inspirer de mots clés vus lors de la première séance. A partir de ces mots et à l’aide de bâtons, de formes en bois, chaque groupe doit « fabriquer, construire », une sculpture inspirée des MOTS CLES.

Joseph et Cédric travaillent sur les mots : EQUILIBRE, FRAGILE

Yassine et Kévin eux travaillent en s’inspirant des mots tels que : SUPERPOSITION, BLOC, MULTITUDE

Jonathan, Robin, Antar, imaginent une forme avec les mots : VIDE, CASSE, CUBE

Dans cet exercice, il faut être capable de travailler en équipe, de se concerter sinon la sculpture n’aura pas de sens ou ne tiendra pas l’équilibre. Les jeunes l’ont compris et « jouent le jeu ».

En fin de séance, Diego Losa nous rejoint car nous avons prévus de manger tous ensemble dans notre établissement. Après le repas et une visite de l’I.M.E, nous commençons enfin notre séance d’enregistrement qui aura lieu dans les ateliers que les jeunes et moi-même avons imaginé au préalable. Tout au long des séances, je reste attentive pour que les jeunes soient « acteurs » de ce projet. Je les responsabilise autant que possible et je fais en sorte que ce travail reste présent dans leurs esprits afin qu’ils s’approprient au mieux l’activité.

Aussi, ce sont eux qui guident Diego et Mélodie au fur et à mesure de cette journée car ils sont amenés à présenter leur cadre de vie scolaire, leurs ateliers professionnels. Nous avons décidé de commencer notre séance dans l’atelier pédagogique de la « cuisine ». Nous sommes accueillis par ma collègue, Joëlle et le groupe de jeunes qu’elle a en charge, ce jour.

Nous utilisons diverses outils de l’atelier tels que le ventilateur du four, les robots ménagers, le lave vaisselle…

Comme pour la séance 2, chaque jeune est actif et utilise le micro, l’enregistreur ou encore le casque. Notre « banque des sons » commence à être bien garnie.

Par la suite, nous rendons visite à ma collègue, Chrystelle dans l’atelier « linge et entretien des sols ».

Cet atelier aussi ne manque pas de nous inspirer. Entre machine à coudre, calandre, fer vapeur, les sons récoltés foisonnent de diversité. Nous réalisons qu’avec des objets de notre quotidien, une quantité de sons peuvent être réalisés, imaginés, crées. Puis, c’est au tour de l’atelier des « espaces-verts » : Marteaux, scies, pelles, sable, pierres ou pavés pour l’ornement des jardins, nous inspirent pour de nouveaux sons...

Les jeunes sont de plus en plus à l’aise dans l’exercice de l’enregistrement des sons et se permettent davantage de création, ils osent plus qu’en début de projet. Pour finir, nous sollicitons, Véronique et Elizabeth, techniciennes de surface à la Croisée. Nous enregistrons alors qu’elles nettoient les sols : Le son de l’eau qui s’écoule, le frottement du balai sur le carrelage… etc. Le groupe des « Ateliers de la création » remercie tous ceux qui nous ont permis d’enregistrer une partie de l’activité dans notre établissement.


Saint Etienne - Lycée Haubtman

Présentation

Durant une année scolaire, à travers plus de vingt heures d’ateliers avec des médiateurs, des rencontres avec des artistes et des spectacles, l’élève explore une œuvre plastique de semaine en semaine, se familiarise avec les espaces d’exposition et leur code, découvre le monde de la création musicale, acquiert un vocabulaire spécifique, dépasse sa perception spontanée pour analyser une œuvre d’art et en comprendre le processus de création, s’approprie les techniques de studio afin de créer lui-même une scène sonore. Au terme de ce programme ambitieux, il est à même de devenir le médiateur des œuvres pour un autre public.

Les objectifs pédagogiques

. Placer l’élève (sa perception, ses représentations, ses savoirs, sa curiosité) au cœur du projet, quitte à s’exposer, à certains moments, au rejet, à l’indifférence, à l’incompréhension. . Partager des exigences, ne pas contourner les obstacles ou les difficultés, ne pas céder sur la radicalité des œuvres, ne pas éluder les conditions nécessaires pour accéder à l’expérience esthétique et au travail de l’art. . Se donner du temps pour qu’une expérience personnelle puisse avoir lieu ; affirmer d’emblée une approche pluridisciplinaire arts visuels / musique.

Oeuvre étudiée

Sans Titre de Robert Morris 1968-1972

Oeuvre de 3 éléments feutre et bois.

Planning détaillé  :

Par demi-groupe, roulement entre 1h30 au Musée avec Delphine Alleaume et 1h30 au Conservatoire ou au Lycée avec Bruno Capelle :

Jeudi 10 novembre 8h/12h Lundi 21 novembre 2011 14h/18h Mercredi 7 décembre 2011 14h/18h (visite d’atelier : Isabelle Faccini) Jeudi 15 décembre14h/18h Lundi 16 janvier 14h/18h au Conservatoire Lundi 30 janvier 2011 8h-12h Jeudi 1 mars 14h/18h 1 date fin mars ou début avril

Acteurs du projet et Partenariats

Le Lycée Haubtman

Le lycée Joseph Haubtmann est à vocation professionnelle et a été ouvert en 1962. Il n’accueillait au départ que les métiers de la productique mécanique. En 1978, les métiers du pré-presse et de l’imprimerie y sont transférés. Le lycée a donc une grande expérience dans ces domaines de formation. Au niveau des infrastructures, l’établissement a été totalement reconstruit et restructuré entre 1996 et 1999. Depuis le lycée a reçu le label "lycée des métiers" (2004). Les taux de réussite aux examens sont nettement supérieurs à la moyenne nationale, dans toutes les spécialités. Cela, grâce en partie à la politique de l’établissement qui place l’élève au centre de ses préoccupations.

Le Conservatoire Massenet

Le Conservatoire Massenet de Saint-Étienne, labellisé Conservatoire à Rayonnement Régional depuis 2005, est une école spécialisée dans l’enseignement musical, chorégraphique et dramatique. Il assure une large mission éducative, culturelle et artistique en direction de publics variés, et touche chaque année près de 1 500 élèves enseignés par plus de 90 professeurs.

Intervenant son : Bruno Cappelle

Le Musée d’Art Moderne de Saint Etienne

Le Musée d’Art Moderne de Saint-Etienne Métropole détient une Collection majeure des XXe et XXIe siècles, la seconde en France après celle du Musée National d’Art Moderne, Centre Georges Pompidou à Paris. La diffusion de ses collections en France comme à l’étranger renforce le rayonnement international de l’établissement : chaque année, plus de 500 d’entre elles sont prêtées aussi bien dans l’hexagone que hors de nos frontières Attentif à son environnement, le musée d’Art moderne soutient les jeunes créateurs présents sur son territoire en donnant, par le biais d’expositions, une plus grande visibilité à leur travail.

Extraits du blog de Saint Etienne - Projet Haubtman


Compte-Rendu de la restitution du 26 avril 2012.

Le jour de la restitution est enfin arrivé. Les élèves arrivent à 18h afin de peaufiner les derniers détails et installer la pièce sonore devant l’œuvre.

A 19h, Marie Mestre, la coordonnatrice du public scolaire au sein du service des publics du Musée, accueille les visiteurs et explique le principe des Ateliers de la Création tandis que Steffie, Remy et Maël attendent, fébriles, leurs premiers spectateurs.

L’auditoire est ensuite séparé en trois groupes qui vont se succéder aux différents lieux de l’exposition :

La salle où l’œuvre de Robert Morris est exposée, accompagnée de la pièce sonore réalisée par les élèves d’Haubtmann et Bruno Capelle.

La salle où l’œuvre de Tony Cragg est exposée, accompagnée de la pièce sonore réalisée par les élèves de l’IME et Diego Losa.

Et enfin, le hall d’accueil ou des extraits vidéo des différentes séances de travail sont projetés.

Dans chaque groupe, trois médiateurs présentent notre projet :

Steffie, Remy et Maël.

Avant de se lancer, Célia, Elsa et Maxime écoutent les dernières recommandations de Delphine sous le regard d’Adrien, Zacharie et Lucas.

Pour terminer, Carole, Solène et Margot captivent leur auditoire :

La soirée s’est ensuite clôturée autour d’un apéritif au cours duquel les visiteurs ont félicité les élèves pour leur travail et leur investissement.


Invitation pour la restitution

Le Musée d’Art Moderne de Saint-Etienne Métropole,

le Conservatoire à Rayonnement Régional Jules Massenet

le Grame, centre national de création musicale

les élèves du Lycée Joseph Haubtmann (Saint-Etienne)

les élèves de l’Institut Médico-Educatif La Croisée (La Grand Croix)

ont le plaisir de vous inviter à venir voir leurs travaux plastiques et écouter leurs compositions sonores, jouées ou diffusées dans les salles d’exposition du musée,

le jeudi 26 avril 2012 à 19h.

Les ateliers de la création ont été initiés par l’Ircam et le Centre Georges Pompidou à Paris.

Ils proposent à des élèves de lycées professionnels et d’IME, éloignés du monde de l’art

et de ses institutions, une plongée au coeur de la création la plus contemporaine, dont les objectifs sont multiples. Il s’agit de placer l’élève au coeur du projet, partager des exigences, ne pas contourner les obstacles ou les difficultés, ne pas céder sur la radicalité des oeuvres, se donner du temps pour qu’une expérience personnelle puisse avoir lieu et enfin affirmer d’emblée une approche pluridisciplinaire arts visuels - arts sonores.

Cette année les créations sonores sont réalisées sous la conduite des compositeurs électroacousticiens, Diego Losa et Bruno Capelle ; les ateliers d’expérimentation plastique et l’approche des oeuvres sont menés par les médiateurs culturels du musée.

Infos pratiques :

Jeudi 26 avril à 19h, au Musée d’Art Moderne de Saint-Etienne Métropole

Ouvert à tous. Gratuit.

Merci de confirmer votre présence :

Individuel : mam.accueil@agglo-st-etienne.fr

Groupe : mam.reservation@agglo-st-etienne.fr

Renseignements : Marie Mestre : m.mestre@agglo-st-etienne.fr


St Maur des Fossés

Présentation

Les Ateliers de la création reviennent en Ile de France avec le lycée professionnel Gourdou Leseurre de Saint Maur des Fossés.

En partenariat avec l’Ircam et le Centre Pompidou, la classe de Seconde DPI (dessin industriel), constituée de 7 élèves, a débuté le 25 novembre dernier un parcours Atelier de la création.

Durant l’année scolaire 2011-2012, les élèves de cette classe de seconde vont découvrir, au cours de plusieurs séances, le vocabulaire et les concepts de l’art contemporain, pour dans une phase finale mieux se l’approprier.

Oeuvre étudiée

JPEG

My Darling Clementine (1963) de l’artiste Télémaque

  Séance 3  : Lundi 16 janvier, de 10h à 13h30. De la verbalisation à la conceptualisation. Centre Pompidou / Ircam Norbert Godon / Grégoire Lorieux

  Intermède 2 : Février. Rencontre avec l’artiste Télémaque. La date exacte reste à définir en fonction des disponibilités de l’artiste.

  Intermède 3 : Vendredi 6 avril, répétition d’un concert à l’Ircam. La répétition aura lieu de 10h30 à 11h30.

  Séance 4 : Lundi 2 avril, de 10h à 13h30. Composition de la scène sonore et préparation de la médiation. Centre Pompidou / Ircam

  Séance 5  : Jeudi 3 mai, de 10h à 18h. Journée de restitution nationale au Centre Pompidou avec les autres classes.

  Séance 6  : Mardi 15 mai. Restitution locale avec tous les partenaires.

Acteurs du projet et Partenariats

Le Lycée Gourdou Leseurre

Situé en Ile de France, à Saint Maur des Fossés, le lycée gourdou leseurre est un lycée professionnel d’Ile de France proposant des formations sur les méties de la maintenance des moyens de production industrielle.

Equipe pédagogique : Marie-Louise Cittée, enseignante Arts Appliqués Mme Velay, enseignante de français

Le Centre Georges Pompidou

Le Centre national d’art et de culture Georges Pompidou est né de la volonté du Président Georges Pompidou de créer au cœur de Paris une institution culturelle originale entièrement vouée à la création moderne et contemporaine où les arts plastiques voisineraient avec le théâtre, la musique, le cinéma, les livres, les activités de parole.

Conférencier : Norbert Godon

L’Ircam

L’Institut de recherche et coordination acoustique/musique est aujourd’hui l’un des plus grands centres de recherche publique au monde se consacrant à la création musicale et à la recherche scientifique. Lieu unique où convergent la prospective artistique et l’innovation scientifique et technologique, l’institut est dirigé depuis 2006 par Frank Madlener. L’Ircam développe ses trois axes principaux - création, recherche, transmission - au cours d’une saison parisienne, d’un festival fédérateur, de tournées en France et à l’étranger.

Intervenant son : Grégoire Lorieux

Extraits du blog de St Maur des Fossés

Ateliers de la création à Saint Maur : Séance n°5

Première partie, à l’Ircam : de 10h30 à midi

Séance autour de la transformation sonore et mise en lien avec l’œuvre plastique

Avaient été dégagés plusieurs concepts ou notions opposées à partir de l’œuvre plastique My Darling Clementine.

Grégoire se rappelle brièvement, avec l’aide des élèves, quelques concepts dégagés lors des premières séances :

  Riche / Pauvre
  Organique / Mécanique
  Propre / Sale
  Organisé / Désorganisé.

L’idée aujourd’hui sera d’essayer de recréer grâce à plusieurs extraits sonores, ces quelques notions, en travaillant la transformation et le découpage des pistes.

Pour cela la classe utilise deux logiciels de montage audio :

  Spear
  Audacity

Deux supports méthodologiques d’aide à l’utilisation des logiciels :

Dans chacun des logiciels le son est lu et retranscrit différemment. Les élèves manipulent les deux outils afin de faire une création finale. Ils travaillent sur des extraits radio, les modifient, les accélèrent, et produisent quelque chose de singulier, de nouveau avec la matière première que constituent les extraits radio choisis au préalable. Certains ont même apporté leurs propres musiques, parfois un peu "remixées", et finissent par les manipuler, les désarticuler, en travaillant sur le collage.

Quelques extraits sonores :

Seconde partie : Au Centre Pompidou à partir de 13h.

Norbert Godon, conférencier au Centre Pompidou, organise une visite élargie des collections en faisant découvrir aux élèves plusieurs œuvres en lien avec les concepts dégagés autour du tableau My Darling Clementine de Télémaque lors des séances précédentes.

Un tableau de Fernand Léger permet de faire lien entre l’œuvre plastique et la création sonore débutée dans la matinée, autour de la thématique de la déconstruction. Le Cheval Majeur, de Raymond Duchamp-Villon permet quant à lui d’aborder de nouveau les concepts d’organique et de mécanique. Les robots, et autres mutants sont alors évoqués par les élèves.

A partir de ces notions de déconstruction et d’hybridation, on aborde enfin la thématique du collage grâce aux œuvres et assemblages dada de Raoul Haussmann et Hugo Ball. L’objectif étant de parvenir à appliquer cette idée de collage à l’œuvre sonore finale.


Séance N°2, quelques photos

Arrivée au Centre Pompidou. Découverte de l’oeuvre. Séance d’écoute au studio de l’Ircam.

Séance n°2 pour le Lycée Gourdou Leseurre

Parcours croisé au Centre Pompidou et à l’Ircam

La seconde séance des Ateliers de la création avec la classe de 2de DPI (dessin industriel) du Lycée Gourdou Leseurre à Saint Maur des Fossés a eu lieu ce lundi (13/12/11) au Centre Pompidou et à l’Ircam.

Organisée en deux temps, cette rencontre a d’abord pris place au Centre Pompidou. Norbert Godon, conférencier au Centre Pompidou, a accueilli les élèves, accompagné de Grégoire Lorieux, Réalisateur en Informatique Musicale à l’Ircam. A noter que la présence des deux intervenants (arts visuels et arts du son), permet à une véritable réflexion commune de se mettre en place, favorisant l’échange régulier sur leurs pratiques respectives. Elle rend également possible l’observation du travail de l’un par l’autre avec le groupe. Après une introduction au lieu, les élèves ont découvert l’œuvre choisie comme objet d’études pour les prochaines séances des Ateliers :

My Darling Clementine (1963) de Télémaque

Mettant en lien des idées et des concepts dégagés face à des oeuvres voisines, plusieurs notions opposées ont ainsi été dégagées lors de cette séance :

Contour / fondu Contraste / dégradé Mécanique / organique Droit / courbe Finition / brouillon Réaliste / naïf Technique / primitif Aplat / volume lumineux Perspective cavalière / perspective chaotique Couleurs vives / couleurs ternes (marron) Couleurs industrielles / couleurs naturelles Géométrique / gestuel

Les élèves y ont vu que les techniques utilisées y sont référentielles : photographie, impression, BD, graffiti, bibelot.

La seconde partie de la séance a pris place à l’Ircam. Les élèves se sont rendus dans un des studios de l’institut afin de procéder à une séance d’écoutes. Grégoire Lorieux, intervenant chargé de l’enseignement a laissé plusieurs minutes les élèves en autonomie sur l’écoute de plusieurs stations de radio. Ils ont ensuite procédé à l’étude de ces stations afin de caractériser, subjectivement puis objectivement ce qui définit l’identité propre de telle ou telle radio, en fonction de critères d’intensité, de variations sonores (voix ou musique), de débit et de contenu.

Plusieurs types de questionnement ont découlé de cette anlyse : cette identité conditionne t elle le type d’auditeur ? Les moments auquel l’auditeur souhaite écouter cette station ? Pourquoi donner une couleur particulière à la radio ? Qu’est ce qu’une radio ? Correspond elle à un produit défini pour une cible précise ? L’idée au final étant de déterminer ce qui permet à une radio de former un « son » particulier, rapidement reconnaissable. Les élèves ont dans une phase finale procédé à l’enregistrement choisi de plusieurs extraits radio.