Logo Les Ateliers de la Création

Logo Centre Pompidou Logo IRCAM

Un projet d'éducation artistique à la croisée des arts visuels, des arts du son et des nouvelles technologies en direction des lycées professionnels

 

Lormont

PRÉSENTATION

En Aquitaine, avec le soutien de la Région, le projet coordonné par le Frac Aquitaine en relation avec l’Ircam et le Centre Pompidou est expérimenté par la classe de 1ère Bac Pro Optique et Lunetterie du Lycée Jacques Brel à Lormont : 14 élèves au total encadrés par deux professeurs en arts appliqués et anglais. Eddie Ladoire, artiste et fondateur de l’association Ma Asso dédiée aux cultures électroniques et nouvelles technologies accompagne les élèves dans la découverte et manipulation des sons. Le Rocher de Palmer, nouvel établissement tourné vers les cultures du monde et voisin du lycée, apporte une aide logistique et technique pour les expérimentations sonores et accueillera les élèves lors du concert de Proxima Centauri (présence aux répétitions et rencontre avec les musiciens). Conjointement, le Frac Aquitaine assure des rencontres avec les élèves et l’œuvre de Claude Lévêque issue de sa collection, désignant un cerveau constitué d’un réseau de néons diffusant une lumière rouge vibratoire. Conçu par un des plus importants artistes contemporains français (représentant la France à la Biennale de Venise en 2009), Sans titre (1993) a l’avantage d’allier les questions liées à la lumière et au son, sujet à partir duquel découlent depuis octobre 2010 toutes les actions prévues (exposition au lycée, prises de son et ses manipulations...).

Déroulement du projet :

. Frac Aquitaine : présentation des œuvres du Frac Aquitaine sélectionnées pour le lycée à l’ensemble de l’équipe administrative et enseignante, séances autour de l’œuvre de Claude Lévêque, séance autour des œuvres présentées au lycée (octobre 2010 - avril 2011), visite de l’exposition Somewhere over the rainbow au Frac Aquitaine (battle en duo autour des œuvres), visite de Buy-Sellf (le collectif d’artistes Buy-Sellf développe un programme d’expositions et de productions d’œuvres visant à accompagner les artistes dans toutes les phases de leurs démarches), préparation de la restitution au Centre Pompidou, coordination générale du projet.

. MaAsso : écoutes de pièces sonores du répertoire électro-acoustique et de quelques pièces personnelles de Eddie Ladoire, séries de prises de son dans le lycée, découverte des outils de travail, traitement et montage des sons, construction de la pièce musicale, préparation de la restitution au Centre Pompidou.

Déroulement du projet, suite :

. Céline Merliot (professeur d’arts appliqués) et Céline Saillan (professeur d’anglais) : suivi du carnet de bord, alimentation du blog, suivi administratif et technique, coordination du voyage à Paris, préparation de la restitution au Centre Pompidou.

. Le Rocher : accueil des séances dédiées au travail sonore, aide logistique (mise à disposition d’outils de travail), coordination de la séance autour de la résidence et du concert de Proxima Centauri (rencontre avec les musiciens, présence aux répétitions et au concert), encadrement et aide logistique dans le cadre du Festival des Lycéens.

. Stéphane Abboud / Le Projectionniste : documentaire restituant le projet.

Restitution :
Le 7 avril au Centre Pompidou
Le 19 jeudi mai 2011 (à confirmer) au Lycée professionnel Jacques Brel avec la restitution du film documentaire sur les ateliers réalisé par Stéphane Abboud et la médiation et les témoignages des élèves ainsi qu’avec tous les carnets de bord en consultation..

Œuvre étudiée durant les ateliers :
Claude Lévêque - Sans titre, 1993
Claude Lévêque, Sans titre, 1993
Repro : Bernard Dupuy

ACTEURS DU PROJET ET PARTENARIATS

Le lycée professionnel Jacques Brel, Lormont
Le lycée professionnel Jacques Brel est classé ambition réussite. Il accueille 450 élèves environ qui se répartissent dans des sections aussi diverses que les métiers de l’optique (du BEP au BTS), les métiers de l’industrie (électrotechnique, systèmes électroniques numériques, maintenance industrielle) du CAP au Bac pro, et les 3ème Module Découverte Professionnelle 6h. Des partenariats avec la Marine Nationale et ERDF enrichissent encore l’offre de formations. Les sections Optique Lunetterie accueillent des élèves de la France entière qui se destinent au métier d’opticien qui exige des connaissances techniques particulièrement pointues. Le lycée professionnel Jacques Brel est l’un des seuls à les y préparer.

L’équipe enseignante :
Professeur principale (professeur en arts appliqués) : Céline Merliot
Professeur d’anglais : Céline Saillant
Lien vers le site du lycée


Le Frac Aquitaine, Bordeaux
La création du Fonds régional d’art contemporain en Aquitaine intervient en 1982 à la faveur des lois de la décentralisation et d’une volonté politique de soutenir la création contemporaine par la constitution d’une collection dans la perspective de la porter à la connaissance du plus grand nombre. Patrimoine vivant et représentatif des formes et expressions contemporaines, le Frac-Collection Aquitaine conserve plus d’un millier d’œuvres qu’il diffuse en priorité en région, mais aussi en France et à l’étranger. Les activités du Frac s’articulent autour de différents axes : conservation, exposition, documentation, diffusion, médiation, édition, communication. Ainsi, le Frac constitue une structure d’accompagnement des projets artistiques expérimentaux et novateurs dans leur processus de production et assure une mission éducative.
Lien vers le site du Frac Aquitaine

Le Rocher de Palmer, Cenon

6700 m2 de scènes et de studios, une architecture audacieuse signée Bernard Tschumi et Véronique Descharrières, une brasserie ouverte par le chef étoilé Nicolas Magie... Situé au cœur du parc Palmer de Cenon, le Rocher de Palmer ouvre ses portes aux musiques et aux cultures du monde. Première scène française labellisée « Académie des Arts » par le Secrétariat d’Etat chargé de la Politique de la Ville, il se compose de trois salles de concerts (1200, 650 et 300 places) et développe une programmation centrée sur le jazz et les musiques du monde, s’offrant des détours vers le hip hop, les musiques électroniques, le rock, la folk et quelques spectacles de danse en lien avec sa thématique. Adossé à son volet programmation, l’équipement culturel s’attache à développer les pratiques artistiques et faire connaitre ces musiques au plus grand nombre. Outre un centre de documentation, le Rocher de Palmer propose de nombreuses actions de sensibilisation (concerts chez l’habitant, ateliers, rencontres), des stages, des master-classes et des résidences d’artistes. Avec un volet supplémentaire consacré aux nouvelles technologies, il est équipé d’une régie numérique qui permet une utilisation combinée de l’image, du son et de la vidéo.
Lien vers le site du Rocher

MA Asso, Bordeaux

MA Asso est une association de production et de diffusion des cultures électroniques, qu’il s’agisse de musique expérimentale ou d’art contemporain tourné vers la création sonore. Cette structure existe depuis 2002. Créée au départ par les artistes Eddie Ladoire et Jacques Perconte, bientôt rejoints par Hélène Perret, pour diffuser leur travail, elle s’est ensuite ouverte aux musiques électroniques innovantes. Depuis 2006, elle développe le projet AUDIO ROOM, une autre manière d’écouter la musique et les sons. AUDIO ROOM est constitué d’événements et de performances et illustre un genre toujours à la frontière de la musique et de l’art. AUDIO ROOM présente des créations d’artistes utilisant le son comme matériau. Plasticiens ou musiciens ayant digéré les influences de la musique contemporaine et électroacoustique, ils proposent autre chose. Autour de ces moments de production et de diffusion, MA Asso a mis en place des actions de sensibilisation et a développé une boîte pédagogique, « Audio Room…La Boîte ».
Lien vers le site de MA Asso

Eddie Ladoire, MA Asso, Bordeaux

Plasticien et compositeur de musique électroacoustique, Eddie Ladoire nous invite à repenser nos rapports au son et à l’espace. Ses compositions s’inscrivent aux frontières de la musique concrète et des arts sonores. L’auditeur se retrouve confronté à un univers qu’il entend au quotidien mais qu’il n’écoute pas. Auteur de pièces radiophoniques, de cartes postales sonores ou d’installations sonores, il collabore aussi avec des plasticiens tels que Jeanne Susplugas, Clémentine Roy ou encore Alain Declercq, Nicolas Moulin, Pierre Belouin ou Stéphane Sautour pour lesquels il a créé de nombreux designs sonores de vidéo, d’installations ou de pièces communes.

EXTRAITS DU BLOG DU PROJET DE LORMONT

L’art d’avancer par l’art

Par Benoit Martin, publié le 21 mai 2011 dans le journal Sud Ouest.

Entre Paris, Bordeaux et Cenon, arts visuels et son, 14 élèves de bac pro ont plongé six mois dans la création contemporaine, collectivement et intimement.

Flashs lumineux et grésillements énervants. Des néons rouges crépitent toutes les deux secondes dans une salle de classe, au 1er étage du lycée professionnel Jacques-Brel. Les tubes flamboyants dessinent un crâne. à croire que l’établissement délivre un diplôme de tatoueur ! En robe noire, les filles sont chics. Une discothèque peut-être ? Mais non, c’est juste une œuvre d’art contemporain accrochée au fond de la classe, qui fait savoir qu’elle est là. Si ce n’est que de l’art contemporain... Nous voilà rassurés...

Jeudi en fin d’après-midi, 14 élèves de première bac pro optique et lunetterie et leurs professeurs ont clôturé six mois d’Ateliers de création, en invitant partenaires, parents et amis à venir partager leur parcours, leurs réticences, leurs réflexions et leurs avancées.

Quatre lycées en France

Ces projets d’éducation artistique - qui mêlent arts visuels, son et nouvelles technologies - ont été lancés, il y a trois ans, par le Centre Pompidou et l’Institut de recherche et coordination acoustique musique (Ircam), à Paris. Pour la première fois cette année, ces Ateliers de la création ont été décentralisés. Région Aquitaine et Fonds régional d’art contemporain (Frac) ont sauté sur l’occasion. Il n’y a eu que quatre lycées professionnels élus. Lormont en force pour ce projet pilote !

« Découverte de l’art contemporain, contact avec une partie des œuvres du Frac - plus de 1 000 -, plongée dans le processus de création, appropriation de la démarche par la pratique... Les Ateliers de la création, c’est tout cela à la fois », détaille Claire Jacquet, directrice du Frac Aquitaine. « Lors de la présentation du projet, d’aucuns se sont demandés : "Hou là ! C’est quand même du très haut niveau" », concède la proviseur Catherine Dauny, visiblement ravie du résultat final et du travail accompli.

Mémoire vidéo du parcours

A projet ambitieux, moyens conséquents et programme chargé. Un budget de 9 000 euros pour trente heures d’ateliers avec visite duCentre Pompidou à Paris, de la collection du Frac et des ateliers de la fabrique artistique Pola, aux bassins à flot à Bordeaux, de la scène et des studios d’enregistrement du Rocher de Palmer de Cenon... « Il n’y a jamais eu de cours classiques. On est totalement sorti du face-à-face élèves-enseignants », souligne Céline Merliot, professeur d’arts appliqués. Regarder, écouter, critiquer, débattre... et pratiquer. Les périples intimes ont été couchés dans des carnets de voyage individuels. La création s’est faite collective grâce à une pièce sonore de quinze minutes, avec l’aide de l’artiste Eddie Ladoire. L’aventure dans sa totalité a été captée en vidéo par Stéphane Abboud.

Un film de vingt-trois minutes qui dévoile tout du chemin parcouru par les élèves, circonspects au début. « Pour moi, l’art, c’était un tableau genre Picasso. C’était obligatoirement de la peinture », « Finalement, ce n’est pas que l’Antiquité ! », « C’est fou ce qu’on peut faire avec un bruit bête comme celui d’une table... », « On est plus à l’écoute des bruits qui sont autour de nous », peut-on entendre dans le film.

Arts appliqués, mathématiques, anglais, français... Les matières académiques ont été sollicitées. Au-delà de ça, « ces six mois ont fait naître beaucoup de questions. Ça stimule le cerveau », se félicite Claire Jacquet. Voyage, voyage « C’est avec le recul qu’on s’aperçoit que ce genre de projet sert à quelque chose : ouvrir les yeux et les oreilles, ne pas avoir peur de parler », explique un ancien élève du lycée.

Les partenaires financeurs frôlent l’extase. « Vous nous avez aidés à gagner notre pari », exulte la Région Aquitaine. Pour l’inspecteur d’académie, les élèves ont fait un triple voyage : « Un voyage vers un artiste qui n’est pas si étranger que cela, un voyage à l’intérieur de l’établissement qui démontre que l’art n’est pas réservé à une élite intellectuelle et argentée, et un voyage intérieur qui va vous rester. »

Egalement lisible à cette adresse : http://www.sudouest.fr/2011/05/21/l...



Compte rendu des séances arts sonores avec Eddie Ladoire

Compte-rendu des séances de travail sonore – Eddie Ladoire

Les premières séances ont été focalisées sur l’écoute ( au Rocher de Palmer) :

  de pièces du répertoire électroacoustique : Pierre Henry : « Dracula » Luc Ferrari : série des « Presque rien ».

  de quelques pièces personnelles : « Epi Condorect » (qui se focalise sur l’identité sonore d’un bâtiment de la banlieue de Rennes) « New York New York ? » (Documentaire sonore sur la ville de New York racontée par deux jeunes femmes)

  pour finir, de pièces d’installations sonores personnelles : « Stressfull light » (expositon au CAPC en 2008)

Le but de ces séances était de provoquer un choc esthétique, de faire découvrir aux Lycéens des musiques méconnues, composées à partir de sons du quotidien.

Les séances suivantes furent concentrées sur des séries de prises de sons dans le lycée. Nous avons découvert les outils de travail d’un preneur de son (Perche, différents micros, enregistreur numérique nomade, casques, ordinateurs) et les avons testés au lycée. Le but de ces séances est avant tout de découvrir différentes techniques de prise de sons et de manipulation de micros. Je leur explique par ailleurs que le microphone est un objet qui donne à entendre et à enregistrer diverses situations mais pour cela il faut se concentrer sur l’objet sonore ou l’ambiance à enregistrer, éviter les bruits de fond ou parasites.

La prise de conscience du travail effectué a suscité de nombreuses questions : Est-ce exactement ce même travail qui est effectué lors de la composition des pièces écoutées lors des séances précédentes ? Comment à partir de ces enregistrements, les artistes travaillent leurs musiques ? Les élèves prennent aussi consciences que la composition musicale passe par de nombreuses étapes, et que c’est un travail à part entière.

De retour en atelier au Rocher de Palmer, les élèves ont proposé de scinder la classe en trois groupes de cinq élèves. Nous avons aussi décidé ensemble que la pièce finale serait une pièce en trois parties. La thématique choisie est « une journée au Lycée » racontée par chaque groupe afin d’avoir trois points de vue sonores différents. Le lien entre chaque petite histoire s’effectuera grâce à un jingle. Nous avons ensuite classé et numéroté les fichiers des prises de sons effectuées pour commencer à élaborer un scénario.

Puis les élèves ont travaillé sur les postes informatiques pour une découverte des outils mis à disposition par l’Ircam. Nous avons alors parlé des effets (reverb, delay, pitch …), en mettant en évidence leur utilité dans une composition musicale. Les élèves ont alors créé une banque de sons transformés à partir de leurs enregistrements.

Pour revenir à l’idée fondamentale du projet (l’écoute et la découverte d’éléments peu connus à leurs oreilles), nous parlons assez régulièrement du jeu musical et plastique qui se met en place en mixant chaque élément travaillé. Nous avons commencé par la notion de traitement, pour aller vers la matière ici traitée ou mal traitée, malaxée, étirée, renversée … Les sons transformés viennent renforcer l’idée de traitement de matière.

Je fais alors un parallèle entre le travail d’atelier d’un sculpteur ou le traitement d’image d’un photographe avec le travail du compositeur ou du plasticien sonore sur le son.

Les dernières séances seront concentrées sur le montage final de la pièce sonore à diffuser lors de notre présentation à Beaubourg. Nous avons commencé un petit montage avec le logiciel Pro Tools où chaque élément, ou objet sonore, prend une place à part entière. Les élèves placent dans le logiciel chaque fichier numéroté pour pouvoir raconter leur histoire. Nous plaçons ensuite et en dessous de chaque fichier de même famille, les éléments transformés.

A chaque moment de mixage, je rappelle que l’écoute est importante. Depuis maintenant trois séances, les élèves voient le caractère évocateur du travail plastique sonore effectué. Je développe par ailleurs une certaine forme poétique en incluant les notions de cinéma pour l’oreille et la notion de paysage sonore.

Nous discutons aussi de la construction de la pièce musicale. La pièce va être simple : Jingle – introduction - développement - abstraction, second énoncé du sujet – développement – abstraction … jusqu’à la séquence finale. Nous portons régulièrement un regard sur mes outils de montage, d’éditions. Je présente des constructions de pièces sonores dans Pro-Tools, de l’édition de fichiers dans Wavelab, quelques montages dans Ableton live. J’explique pourquoi et à quoi sert un élément transformé.


Montauban de Bretagne

PRÉSENTATION


C’est en regardant le corps humain que j’ai découvert le rythme.
Aurelie Nemours



Contexte
Répondant à l’appel à projet des Ateliers de la création, Serge Garin, professeur d’arts appliqués, a souhaité collaborer avec le Frac Bretagne et l’association rennaise Electroni[k] pour mettre en œuvre un projet transdisciplinaire, situé à la croisée des arts visuels et sonores. La spécificité des missions d’un Frac, notamment la diffusion de sa collection et la sensibilisation des publics dans un cadre partenarial, le rythme des enseignements du lycée ont infléchi les contenus et le calendrier de la proposition initiale.

Objectifs
1. Mettre une classe de terminale de Bac pro électrotechnique (18 élèves) en présence de pratiques artistiques contemporaines.
2. Interroger le regard des élèves sur ces productions, tester l’écart entre interprétation et compréhension.
3. Créer les conditions nécessaires à l’expérimentation musicale.

Contenu
L’enseignant d’arts appliqués et le service éducatif ont choisi d’aborder l’univers plastique d’Aurelie Nemours en deux temps et deux espaces : au lycée, dans l’un des parloirs, à travers une sélection d’œuvres, cinq sérigraphies et une sculpture ; dans l’espace urbain qui accueille l’unique sculpture monumentale réalisée par l’artiste, l’Alignement du XXIe siècle, commande publique de la ville de Rennes, située à proximité du futur bâtiment du Frac Bretagne. Pour les élèves, il s’agit de repérer des notions clés du travail de l’artiste et de développer un premier point de vue critique. Ce capital lexical a été sollicité lors de la découverte de l’œuvre monumentale. Parallèlement, Mikel Iraola, pour l’association Electroni[k], a proposé aux élèves, dans un premier temps, un travail de captations de sons éphémères différents dans les ateliers du lycée. Cette matière brute, identité du lieu, sera la base d’une composition sonore en écho à de l’œuvre d’Aurelie Nemours. Dans un second temps, Mikel Iroala a fait découvrir aux élèves de la musique contemporaine et concrète. L’association Electroni[k] a également organisé une performance du musicien Bertùf/Morgan Daguenet au CDI.

Œuvres étudiées durant les ateliers :

Aurelie Nemours - Alignement du XXIe siècle, 2006
Granit
Commande publique de la Ville de Rennes (lien)
© Frac Bretagne
Au fond de l’image, le nouveau bâtiment du Frac Bretagne






Pour accompagner les Ateliers de la création au lycée professionnel, le Frac Bretagne y a installé pour la durée complète du projet d’autres œuvres d’Aurelie Nemours, issues de sa collection (lien) :

Structure du silence 1, 1989
Sérigraphie sur papier vélin d’Arches 300 g
76 x 56 cm
Association Nemours
Dépôt au Frac Bretagne

Xylophone, 1991
Sérigraphie couleur sur vélin d’Arches
71 x 46 cm
Association Nemours
Dépôt au Frac Bretagne

Grille carré croix, 1978-2000
Sérigraphie couleur sur Bainbridge 4061
Association Nemours
Dépôt au Frac Bretagne

Angle noir polychrome terre, 1994
Sérigraphie
65 x 50 cm
Association Nemours
Dépôt au Frac Bretagne

Sculpture (72 colonnes), 1985
Bois peint
60 x 60 x 60 cm
Dépôt au Frac Bretagne

Déroulement

Octobre-décembre 2010
• Frac Bretagne : séance de lectures d’œuvres au lycée, acquisition de vocabulaire, découverte de l’Alignement du XXIe siècle à Rennes, visite des réserves, mise en perspective du travail d’Aurelie Nemours avec d’autres œuvres de la collection, travail argumentaire.
• Association Electroni[k] : séances de captations sonores dans les ateliers du lycée, découverte de musique contemporaine et concrète, séances de montage de la matière sonore.
• Serge Garin, professeur d’arts appliqués : travail documentaire sur l’artiste, conception d’un carnet de bord, restitution graphique des œuvres.
Mars-avril 2011
• Travail en commun : mise en scène d’une restitution sonore dans l’Alignement du XXIème en interaction avec la lumière dans l’œuvre.
• Restitution à Paris.

ACTEURS DU PROJET ET PARTENARIATS

Le lycée professionnel La Providence

Situé à une quarantaine de kilomètres de Rennes, le lycée professionnel La Providence propose un enseignement basé sur l’électrotechnique et la maintenance.







Le Frac Bretagne

Le Fonds régional d’art contemporain Bretagne a été créé en 1981 comme précurseur d’un réseau national de soutien à la création contemporaine. Soutenu conjointement par le Conseil Régional de Bretagne et le ministère de la Culture et de la Communication-DRAC Bretagne, il joue un rôle moteur pour l’art actuel sur l’ensemble du territoire régional. Ses missions essentielles sont la constitution et la gestion d’une collection, la diffusion de celle-ci et la sensibilisation à l’art contemporain. En 2012, le Frac Bretagne s’installera à Rennes, dans un nouveau bâtiment conçu par l’architecte Odile Decq. Cet équipement comprendra des espaces d’exposition, de conservation, de documentation, de pédagogie. Lien vers le site du Frac Bretagne


L’association Electroni[k]

Attentive aux enjeux de disciplines en pleine éclosion, l’association Electroni[K] œuvre pour la démocratisation et l’ouverture au public des cultures émergentes et des pratiques artistiques innovantes depuis dix ans. L’association travaille autour de plusieurs disciplines : la musique électronique et contemporaine, les arts numériques, les arts contemporains, les relations entre image et son… Les projets proposés dans le cadre de Cultures Electroni[K] rencontrent des publics différents, pour des rendez-vous intimistes ou plus collectifs et festifs, des invitations insolites tout au long de l’année et lors de la saison déclinée sur plusieurs territoires, de septembre à novembre. Le projet propose des créations mélangeant arts, musiques et technologies. Sous la forme d’un festival initialement dédié aux musiques électroniques, Electroni[K] a choisi d’évoluer vers un projet plus large, associant désormais de nombreuses disciplines, investissant de nouveaux territoires, s’adressant à de nouveaux publics. Lien vers le site de l’association Electroni[k]


Intervenants

Association Electroni[k] - Mikel Iraola / Concert de Bertùf / Morgan Daguenet
Frac Bretagne - Krystel Lavaur
Lycée professionnel La Providence - Serge Garin

EXTRAITS DU BLOG DU PROJET DE MONTAUBAN

La création audio et le carnet de bord oral des élèves de Montauban

Un carnet de bord oral, mélangeant interventions d’élèves, création sonore et réflexions de l’artiste :

Les créations sonores produites par les élèves pendant l’année, inspiré par Alignements du XXIe siècle , d’Aurélie Nemours.



Compte-rendus des séances 1, 2 et 3 à Montauban de Bretagne

Objectifs recherchés, descriptif des séances de travail, vocabulaire abordé, dans ces compte-rendus Krystel Lavaur (chargée des projets éducatifs au FRAC Bretagne) et Serge Garin (professeurs d’arts appliqués au lycée La Providence de Montauban de Bretagne) décrivent avec précision le déroulement des séances avec les élèves.


Rillieux-La-Pape

PRÉSENTATION

Démarche pédagogique
La troisième de découverte professionnelle a la particularité d’être la seule classe du cycle collège intégrée au sein du lycée professionnel. Elle a pour spécificité de faire découvrir les métiers aux élèves afin qu’ils construisent leur projet de formation professionnelle. C’est une classe riche en découvertes et en émotions pour ses futurs lycéens de la voie professionnelle ou de l’apprentissage. Les enseignements artistiques (Arts Plastiques et musique) ont été regroupés sur deux heures hebdomadaires dans un enseignement dispensé par un professeur d’arts appliqués.

Ce projet nous permet d’aborder avec les élèves plusieurs domaines artistiques : les arts du son et l’art contemporain. Il amène les élèves à affuter leur sensibilité, à susciter leur curiosité pour des œuvres, un lieu d’exposition et des techniques qui sortent du cadre scolaire habituel. Les élèves vont acquérir des compétences en matière d’observation et d’analyse, qui, complétées par l’étude d’autres oeuvres en cours d’Arts Appliqués, leur permettront de préparer l’oral d’histoire des arts du diplôme national du brevet.

Ce travail est aussi un excellent support pour consolider une équipe pédagogique qui se doit de soutenir les élèves dans toutes leurs démarches et dans leur ouverture sur le monde. Le projet permettra également aux élèves de découvrir différents métiers des filières artistiques : technicien du son, artiste, compositeur et de les conforter dans une dynamique créative à construire leur propre personnalité.

L’œuvre plastique et la pièce sonore :
Les élèves font l’expérience d’une œuvre plastique contemporaine de Hans Schabus exposée à l’ Institut d’Art Contemporain de Villeurbanne. Avec la médiatrice Adeline Lépine, ils dégageront un vocabulaire (conceptuel, sensoriel, émotionnel) issu de leur ressenti face à l’œuvre et traduiront cette observation dans la création d’une pièce sonore en collaboration avec le compositeur Samuel Sighicelli, médiateur du GRAME. Le travail comprend la prise de son dans leur environnement scolaire, le traitement du son sur informatique et la finalisation de l’œuvre. Approches plastiques et expérimentations sonores se croisent ainsi pendant plus de seize heures d’ateliers artistiques qui donneront lieu à la production d’une scène sonore.

L’Institut d’art contemporain invite Hans Schabus à réaliser sa première exposition d’envergure en France. Elle réunit des œuvres de l’artiste tant existantes que nouvelles, composées d’installations, de vidéos, de sculptures et de collages.
Par des actes radicaux – creuser, reboucher, ceinturer, découper – Hans Schabus déstructure et restructure l’espace, modifie nos repères et nos déplacements. Né en 1970 à Watschig en Autriche, l’artiste vit et travaille à Vienne.

Œuvre étudiée durant les ateliers :
Hans Schabus.
Meteriss, 2011





Meterriss , 2011
La chaîne de Meterriss, œuvre produite pour l’exposition, interroge l’espace de façon physique et mentale. Enserré, broyé, ceinturé, cassé, effrité, l’espace oriente le visiteur vers un rapport inédit entre un objet et son environnement. Longue d’environ soixante-quinze mètres, la mise en tension progressive de la chaîne a vu les parois de placoplatre, ainsi que les structures de bois et d’aluminium les soutenant, être peu à peu pliées, tranchées, voire s’effondrer. Filant autour de la partie centrale de l’espace d’exposition, à 1 mètre du sol, la chaîne impose sa trajectoire aux constructions déterminant habituellement le cadre de présentation des œuvres, révélant par là même la structure jusqu’alors invisible du bâtiment.

Restitution de l’atelier : Les élèves médiateurs de leur scène sonore
Une triple restitution sera organisée :
- le 7 avril – restitution au Centre Georges Pompidou
- le 21 avril – restitution à l’Institut d’Art Contemporain de Villeurbanne dans le cadre d’une journée organisée avec le rectorat de l’Académie de Lyon et la DRAC Rhône Alpes
- le 1er juin : dans le cadre des "Journées Grame" :
restitution au Théâtre Les Ateliers de Lyon, suivie de la présentation du spectacle vidéo-musical de Samuel Sighicelli : Marée Noire.

La rencontre avec Hans Schabus : Elle se déroulera à l’ IAC, le 21 mars.

L’investissement des élèves :
- Constitution d’un carnet de bord et suivi des différentes étapes du projet.
- Prise de sons dans leur environnement scolaire, réalisation de la bande sonore et exploitation pédagogique du vocabulaire utilisé.
- Médiation de leur production : Regards et visite guidée de l’œuvre avec leur pièce sonore, échanges avec les autres classes sélectionnées à Paris et d’autres publics de Lyon.

Les concerts du GRAME à Lyon :
Sous l’angle de l’ouverture culturelle, ils seront appréciés avec un nouveau regard à la suite de cette expérience, de ce vécu, de cette initiation aux sons électroacoustiques.

ACTEURS DU PROJET ET PARTENARIATS

Lycée Georges Lamarque Rillieux la Pape

Le Lycée professionnel Georges Lamarque, labélisé lycée des métiers des arts et techniques du bois et de la tapisserie d’ameublement accueille près de 400 élèves. Etablissement classé en zone sensible, l’équilibre de nos cartes de formations entre sections industrielles et des métiers d’art nous a permis de conserver une réelle mixité de public facteur de richesse. Situé au cœur d’un parc de 11 hectares disposant d’un parc de plus 100 machines réparties sur 3 500 m2 d’atelier et animé par une équipe de 50 enseignants, le lycée Lamarque est un établissement reconnu par les professionnelles du secteur.
L’équipe enseignante :
Pilote du projet : Nicolas Combasson / Arts Appliqués
Professeurs principaux : Mme Cécile Picaud / Math-Sciences, M. Benoît Drouet / Anglais
Proviseur Adjoint : M. Damien Coursodon

La classe :
3éme de découverte professionnelle - Tapisserie


L’Institut d’art contemporain de Villeurbanne
Outil de création, d’expérimentation et de recherche pour l’art actuel, l’Institut d’art contemporain développe in situ (1200 m2), une activité d’expositions et de rencontres combinée à la constitution d’une collection d’œuvres au rayonnement international.
Il prolonge ses activités de recherche, ex situ, par la diffusion de sa collection dans l’ensemble de la région Rhône-Alpes, ainsi qu’en France et au niveau international.
L’institut d’art contemporain bénéficie du soutien du Ministère de la culture et de la communication (DRAC Rhône-Alpes), de la Région Rhône-Alpes, et de la ville de Villeurbanne. Lien vers le site de l’IAC
Médiatrice Arts Plastiques de l’Institut d’art contemporain de Villeurbanne : Adeline Lépine


Grame, Centre national de création musicale Grame, centre national de création musicale à Lyon, est organisé autour de plusieurs grands pôles d’activités : la création, notamment dans le domaine des musiques mixtes, la recherche en informatique musicale, la diffusion autour d’une saison de concerts et la formation, en direction de publics diversifiés. Grame produit la Biennale Musiques en Scène, manifestation pluridisciplinaire d’ampleur internationale en alternance avec les “Journées Grame”. Doté d’un laboratoire de recherche, de deux studios de composition, le centre poursuit sa mission de création en accueillant en résidence des compositeurs français et étrangers. Lien vers le site du Grame

Compositeur-intervenant : Samuel Sighicelli
Médiateur Son du GRAME : Max Bruckert

EXTRAITS DU BLOG DU PROJET DE RILLIEUX-LA-PAPE



Présentation au Centre Pompidou

Présentation des travaux par les élèves, à l’occasion de la rencontre des Ateliers de la création en région le 7 avril 2011.

Photos : Hervé VERONESE


Neufchâteau

Saint-Etienne

PRÉSENTATION

Démarche pédagogique
Les ateliers de la création sont le support d’une pédagogie de projet dès la classe de seconde qui permet l’expérimentation, l’expression des émotions et des ressentis mais aussi le développement d’un raisonnement et de l’autonomie. Cette démarche ouvre la possibilité de construire un point de vue, une argumentation et une synthèse à l’écrit comme à l’oral. Cet apprentissage, réexploité en classe de Première et affiné en classe de Terminale, s’inscrit sur la durée des trois années de formation. Ce projet prépare et forme les élèves à leur évaluation en CCF (contrôle en cour de formation) d’Arts Appliqués : constitution d’un dossier en Première et d’un dossier avec un oral en Terminale ; il répond au sujet d’étude du programme de Français « des goûts et des couleurs, discutons-en ? » ; il s’appuie sur la théorie de l’acoustique dans la construction en Technologie. L’équipe enseignante veille à mettre en évidence un autre regard sur l’enseignement professionnel et à s’ouvrir sur d’autres champs culturels et artistiques, et établit sa progression pédagogique en pluridisciplinarité qui nécessite aussi une attention toute particulière en interdisciplinarité de l’Histoire des Arts.

Œuvre étudiée durant les ateliers :
Michelangelo Pistoletto
Michelangelo Pistoletto - Labirinto e Grande Pozzo, 1969-2008
Courtesy Galleria Continua, San Gimignano
© Michelangelo Pistoletto

L’œuvre choisie est « Labirinto e Grande Pozzo » de Michelangelo Pistoletto présentée au Musée d’Art Moderne de Saint-Étienne dans le cadre de l’exposition îles jamais trouvées. C’est avec le soutien de Delphine Alleaume, médiatrice au MAM, que l’installation est l’objet de découverte, d’analyse, d’interprétation, d’expérimentation mais aussi de construction d’une appréciation esthétique à travers un échange d’opinion en prenant en compte les goûts et les ressentis d’autrui.

La pièce sonore :
Sa conception avec le compositeur Diego Losa, en exploitant le vocabulaire plastique et émotionnel, ouvre la porte de l’Art du son par l’aspect technique du matériel et par la procédure d’une prise de sons dans l’atelier bois du lycée pour une prise en compte globale de leur spécificité professionnelle. Sa réalisation et son installation dans l’espace du MAM permettent aux élèves d’être pleinement acteurs créatifs du projet.

La rencontre avec A-Stella, artiste stéphanoise :
Son atelier, son espace d’exposition et sa démarche de création montrent qu’être artiste est un métier à part entière. Une rencontre, des échanges riches d’interrogations et de réponses.


photo : l’atelier de A-Stella


L’investissement des élèves :
-Constitution d’un carnet de bord et suivi des différentes étapes du projet.
-Exploitations créatives en progression dans l’avancement du projet.
-Médiation de leur production : Regards et visite guidée de l’œuvre avec leur pièce sonore, échanges avec les autres classes sélectionnées à Paris et d’autres publics de Saint-Étienne.

Les concerts du GRAME à Lyon :
Sous l’angle de l’ouverture culturelle, ils seront appréciés avec un nouveau regard à la suite de cette expérience, de ce vécu, de cette initiation aux sons électroacoustiques.

La restitution des ateliers :

- le mardi 12 avril 2011 au Musée d’art moderne :
rencontre professionnelle de 16h à 18h / rencontre publique de 18h à 20h

- jusqu’au samedi 16 avril 2011 inclus :
la création sonore réalisée par les élèves sera diffusée au musée, sur le lieu de l’installation

En accord avec l’artiste, l’installation sonore des élèves restera diffusée après la présentation publique du 12 avril au Musée d’art moderne. Des visites guidées seront organisées pendant toute la durée de l’exposition, et faites conjointement par le personnel du Mam, les élèves et surtout par les étudiants du conservatoire.
La longévité de cette restitution permettra de travailler sur une programmation de rencontres avec l’ensemble des élèves scolarisés dans le département de la Loire et dont les établissements sont en convention avec le conservatoire.

ACTEURS DU PROJET ET PARTENARIATS

Lycée professionnel Benoît Fourneyron
Le Bac Pro Technicien Constructeur Bois est une formation qui se déroule sur trois années. L’objectif de la formation est de :
-Préparer la réalisation d’un ouvrage,
-Réaliser des ouvrages de charpente et construction bois,
-Organiser, animer et gérer le suivi d’un chantier dans le cadre d’une équipe de plusieurs ouvriers professionnels.
22 semaines de stages en entreprises sont réparties sur les 3 ans de la formation.
Suite à cette formation les jeunes peuvent entrer directement dans le monde du travail. Le domaine d’intervention recouvre alors l’ensemble des ouvrages de structure, d’ossature ou de charpente réalisés en bois et dérivés pour des bâtiments et ouvrages individuels ou collectifs.

L’équipe enseignante
Pilote du projet : Mr Thierry HARDOUIN / Arts Appliqués
Professeur principal : Mme Éliane HUMBERT / Lettres-Histoire-Géo
Mr Franck BRUYAS / Génie Bois

La classe
Seconde Bac pro « Technicien en construction bois »



Musée d’art moderne de Saint-Etienne Métropole Michelangelo Pistoletto Labirinto e Grande Pozzo, 1969-2008 Courtesy Galleria Continua, San Gimignano © Michelangelo Pistoletto
Le Musée d’Art Moderne de Saint-Étienne Métropole propose une programmation d’expositions temporaires d’envergure internationale et détient une collection majeure d’oeuvres des XXe et XIXe siècles, une référence parmi les musées en région, elle rassemble aujourd’hui près de 19’000 œuvres.
Avec une réelle volonté d’ouverture au monde, le musée organise chaque année plus d’une dizaine d’expositions temporaires autour d’un artiste jeune ou confirmé, d’une thématique ou d’un mouvement artistique. Le Musée d’Art Moderne a ainsi accueilli depuis 2003 des grands noms tels que Gilbert & George, Yan Pei-Ming, Lee Ufan, Roman Opalka, George Baselitz, Orlan, Antony Gormley, Richard Nonas… ainsi que des grandes expositions collectives telle que Passage d’Europe, Domicile, ou le collectif d’avant-garde Zéro.
Historiquement pensé comme un lieu de formation et d’information, le Musée d’Art Moderne de Saint-Etienne Métropole, à travers son Service des publics entretient une relation privilégiée avec le public scolaire.
Un portrait de Georg Baselitz, une accumulation d’objets d’Arman, un monochrome d’Yves Klein, une sculpture de Bernard Pagès… Chaque œuvre de la collection, chaque exposition est une ouverture vers des questions simples (pourquoi un portrait à l’envers ? pourquoi des objets de rebus ? pourquoi bleu ? un tas peut-il être une sculpture ? …) ou plus complexes (la notion d’immatériel, le désordre peut-il être construit ?…).
De la visite guidée au projet expérimental, l’enrichissement est multiple : découvrir un lieu d’exposition institutionnel, sensibiliser les élèves à l’art moderne et contemporain, favoriser la découverte, l’appropriation et la réflexion par le dialogue, se nourrir de savoir et de démarches artistiques singulières, expérimenter plastiquement pour aller plus loin dans la compréhension des media, des matériaux, du point de vue, faire des choix plastiques pour donner du sens… tout un programme ! Lien vers le site du Musée



Grame, Centre national de création musicale
Grame, centre national de création musicale à Lyon, est organisé autour de plusieurs grands pôles d’activités : la création, notamment dans le domaine des musiques mixtes, la recherche en informatique musicale, la diffusion autour d’une saison de concerts et la formation, en direction de publics diversifiés. Grame produit la Biennale Musiques en Scène, manifestation pluridisciplinaire d’ampleur internationale en alternance avec les “Journées Grame”. Doté d’un laboratoire de recherche, de deux studios de composition, le centre poursuit sa mission de création en accueillant en résidence des compositeurs français et étrangers. Lien vers le site du Grame

Compositeur intervenant : Diego Losa Diego Losa

Conservatoire Massenet - Conservatoire à Rayonnement Régional Musique, Danse et Art Dramatique
Le Conservatoire Massenet de Saint-Étienne, labellisé Conservatoire à Rayonnement Régional depuis 2005, est une école spécialisée dans l’enseignement musical, chorégraphique et dramatique. Il assure une large mission éducative, culturelle et artistique en direction de publics variés, et touche chaque année près de 1 500 élèves enseignés par plus de 90 professeurs.

Les études, structurées en 4 cycles, commencent à l’enseignement initial pour les 7/8 ans et peuvent se poursuivre jusqu’à la formation professionnelle pour les meilleurs . Les étudiants inscrits en cycle 3 et 4 proviennent géographiquement de 7 départements. Des actions de formation plus pointues sont programmées, soit dans le cadre d’une formation professionnelle spécifique (préparation au Diplôme d’Etat ou au Certificat d’Aptitude), soit dans le cadre de conventions avec l’Education Nationale (notamment la formation de chef de chœur). Des antennes du Conservatoire Massenet ont également été développées dans des quartiers excentrés.

Depuis 1998, le Conservatoire a imaginé une stratégie de diversification de l’offre esthétique, ouvrant successivement un Département de Musique Ancienne, un Département de Jazz, un Département de Musiques Actuelles et depuis la rentrée 2009 / 2010, un département Art Dramatique, permettant de compléter l’offre disciplinaire proposée.

Manifestations et concerts
Dans la continuité de ses activités pédagogiques, le Conservatoire Massenet participe activement à l’animation musicale de Saint-Etienne et de son bassin.

Son potentiel d’artistes, fort de 90 enseignants et d’environ 130 étudiants de haut niveau inscrits en Cycle d’Orientation Professionnelle, constitue un vecteur de diffusion remarquable, avec des interventions telles que des concerts, des conférences du département d’érudition musicale, des représentations des différents ensembles vocaux, de l’Orchestre Symphonique et de l’Orchestre d’Harmonie...

Dans une perspective d’ouverture esthétique et de décentralisation géographique, le Conservatoire Massenet de Saint-Etienne programme chaque année une centaine de manifestations de tous ordres.

EXTRAITS DU BLOG DU PROJET DE SAINT-ETIENNE

Présentation au Centre Pompidou

Présentation des travaux par les élèves, à l’occasion de la rencontre des Ateliers de la création en région le 7 avril 2011.













Photos : Hervé VERONESE


Travail de création sonore

L’ambiance sonore à été composé à partir de sons enregistres dans les ateliers du Lycée professionnel Benoit Fourneyron et dans le Musée d’art moderne de la ville de St Etienne. La proposition à été de faire une approche au monde du son par intermediaire de l’art visuel. Le travail à été faite en equipe. Deux groupes ont travaillé en apportant des idées grace aux sensations que l’installation visuel les avait donnée. Trés important à été le travail avec les intervenants au musée et les enseignantes qu’ont aidé a la compréhension et analyse de l’oeuvre. L’utilisation des plug ins GRM Tools a donné des couleurs spectrales mystérieuses.
Diego Losa


Billet 1

Bonjour, le blog vient d’être mis en ligne. Bientôt, vous pourrez lire ici des billets de tous les acteurs du projet à Saint-Etienne et en savoir plus sur le déroulement des ateliers. N’hésitez pas à revenir voir dans quelques jours ! Cordialement, l’Équipe projet.